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         25 février 2000
           Les ACV (Analyses de Cycle de Vie)
dans les industries graphiques

Dominique Gilet, CERIG, le 25/02/2000

 

  Introduction

En cette période où chacun attache de plus en plus d'importance à l'environnement, il nous a semblé nécessaire de nous pencher sur la question. Nous avons pu constater qu'il existait un outil d'évaluation qui émerge depuis quelques années, quoique très discret dans les industries graphiques. Aussi nous avons voulu faire le point sur les Analyses de Cycles de Vie, plus connues sous le nom d'ACV, en examinant plus spécialement ce qui s'est fait dans notre secteur.

Dans un premier temps nous définirons le but et la façon dont on peut utiliser cet outil, puis nous recenserons les différentes études ayant été réalisées dans les industries graphiques.

Sommaire

L'ACV, un outil d'évaluation

La situation

Les normes

Les étapes

Les ACV dans les industries graphiques

Bibliographie

Glossaire

 

L'ACV, un outil d'évaluation
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L'ACV est un outil qui permet d'évaluer de manière scientifique et objective les impacts potentiels d'un produit, d'un procédé ou d'une activité sur l'environnement, en considérant la totalité du cycle de leur vie. On dit souvent "du berceau à la tombe", mais parfois le terme "du berceau au berceau" serait plus juste car cette notion intègre la notion de recyclage.
L'ACV permet de détecter les points forts ou au contraire les points faibles d'un système. Quand cette démarche s'intègre de façon industrielle dans un schéma d'amélioration ou de décision, elle peut permettre aux entreprises par exemple de concevoir, de développer ou d'améliorer un produit optimal du point de vue environnemental, ou encore de développer des stratégies d'achat

de matières premières ou des stratégies de marketing en terme de respect de l'environnement. Pour les agences gouvernementales, les ACV peuvent jouer un rôle efficace dans l'élaboration de textes de loi ou de réglementations, dans l'élaboration de politique environnementale, de fixation des critères pour l'attribution de labels environnement.
Une ACV ne peut être exhaustive car il est bien sûr nécessaire de faire des choix en tenant compte de certains paramètres (transport, hommes, infrastructures, etc), mais elle fournit des indications précises quant au produit pendant toute sa vie et donne à l'entreprise des pistes d'améliorations dans la gestion de l'environnement.

 
  La situation
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Ce type d'étude a démarré dans les années 70. Pourtant ce n'est que dans les années 90 que d'une part, une méthodologie structurée a été mise en place et normalisée (ISO 14040) et que d'autre part, les institutions (SETAC, EPA, Agences liées à l'environnement) ont soutenu des études ou des projets destinés à promouvoir cette notion d'intégration de la totalité de la chaîne de vie d'un produit pour évaluer ses impacts sur l'environnement.
Ainsi en Europe, on a vu émerger ce type d'analyses en Allemagne, en Suisse ou encore en Suède, dans les secteurs plus particuliers de l'automobile, de la construction et de l'emballage ou de la papeterie. Les autres secteurs n'ont pas encore recours à ces méthodes dans leur prise de décision. Cela est probablement dû pour les petites entreprises au coût et à la durée d'une telle étude.

Pour pallier ce dernier problème, il existe des méthodes d'ACV dites "simplifiées" qui consistent dans l'étape de définition du but et du champ de l'étude à prendre en compte ou non certains éléments. Mais les résultats sont contestés. Il existe également les pré-ACV qui suivent la norme 14040 et qui consistent à évaluer globalement (comme une ACV complète) à un moment précis l'ensemble des données du modèle. Il ne reste ensuite qu'à transposer cette pré-ACV grâce à des logiciels pour pérenniser la démarche dans un contexte d'amélioration durable.
Une autre manière de réduire les coûts d'une ACV est de réaliser une ACV générique pour un groupe d'industriels, que chacun d'entre eux pourrait ensuite adapter à ses propres conditions.

     Les normes
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Quelle utilité ?

Les normes sont établies pour donner des précisions dans la méthode de conduite d'une ACV. Elles définissent par exemple la façon dont doit être mené l'inventaire pour éviter toute dérive dans l'interprétation ultérieure liée à des évaluations non rigoureuses : évaluations ou mesures de données, précisions des mesures,...
Les ACV doivent ensuite être revues par un comité d'étude indépendant qui s'assure de l'application de la norme, du fondement scientifique des méthodes utilisées pour établir l'écobilan, de la possibilité de l'application pratique, de la cohérence des données dans l'usage qui en est fait par rapport aux objectifs fixés et également de la prise en compte des limites dans l'exploitation des résultats.

ISO 14040
Management environnemental - ACV – Principes et cadre.

ISO 14041
Management environnemental - ACV – Définition de l'objectif et du champ d'étude et analyse de l'inventaire.

Normes en préparation
ISO 14042
Étude de cycle de vie
ISO 14043
Guide d'interprétation d'une ACV
  Les étapes
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  Définition des objectifs

Cette étape consiste à déterminer l'utilisation future des résultats, le type d'analyses nécessaires et la manière dont les résultats doivent être présentés. Par exemple, une ACV peut être réalisée dans le but de concevoir un produit, de développer et améliorer un produit existant, de communiquer sur un produit, de réduire les impacts potentiels d'un produit, de prendre des mesures politiques et d'établir des réglementations, de déterminer ou orienter les achats de matières, de développer des stratégies de marché, d'évaluer ses performances environnementales.

   
 
  Définition du champ d'étude

Il est nécessaire ensuite de fixer le système à étudier et ses priorités. Quelles sont les informations à récolter, avec quelle précision, sont-elles disponibles dans les bases de données existantes ou faut-il les mesurer ? Les données issues des bases ont-elles une validité vis-à-vis du but recherché ? Quelle est la zone géographique considérée (énergie, matières premières, livraisons des produits, etc) ?

 
 
 
  Réalisation de l'inventaire

C'est une étape qui consiste à répertorier, décrire et quantifier l'ensemble des entrées (besoins en matières premières et énergie) et sorties (émissions dans l'air, effluents liquides, solides) du système.

 
     
   
  Évaluation des impacts

Les impacts peuvent être évalués grâce à des indicateurs élaborés. Différents logiciels (SimaPro, KCL-ECO, EPS, TEMIS) permettent de réaliser cette étape en prenant en compte certains paramètres tels que l'effet de serre, les rejets liquides, les rejets atmosphériques, la réduction de la couche d'ozone, etc.

   
 
  Interprétation des résultats

Les résultats doivent être interprétés en tenant compte des objectifs fixés. Dans les grandes lignes, l'interprétation doit pouvoir permettre les points suivants :
- d'identifier les points faibles et forts donc les points à améliorer ou les directions à prendre pour des recherches,
- de proposer des scénarii qui permettraient de mesurer par rapport à la situation analysée précédemment les impacts de nouvelles situations,
- de s'aider éventuellement d'autres outils pour compléter et valider un nouveau choix (critère de coût par exemple).

 
 
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