Accueil     Recherche | Plan     Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base  
dossier cerig.efpg.inpg.fr 
 
Vous êtes ici : Accueil > La technique > Procédés > Imprimerie : la révolution numérique > Conclusion : quel avenir pour l'imprimerie ?   Révision : 05 juillet 2005
 
Visitez le site Web de l'EFPG ! Imprimerie : la révolution numérique Pas de page précédente
Page
précédente
Page suivante
Page
suivante
Jocelyne Rouis (EFPG)
(7 juin 2005)

VIII - Conclusion : quel avenir pour l'imprimerie ?

Le secteur de l'imprimerie a beaucoup souffert. Mais la numérisation des flux et le développement d'Internet ouvrent des pistes intéressantes. Tour d'horizon des perspectives de ce marché.

 

I - La situation du secteur

7000 entreprises en 2003, dont 1319 disposant d'un effectif supérieur ou égal à 10 salariés, 9,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires [Source : Fédération de l'imprimerie et de la communication graphique] : la France est la troisième nation graphique européenne. Mais depuis quelques années, les entreprises du secteur de l’imprimerie sont confrontées à une crise profonde. Pour assurer leur survie, les imprimeurs redéfinissent leur stratégie sur le marché, en tenant compte de l’arrivée de nouvelles technologies et de l’évolution de la demande client. A cet égard, le secteur souffre encore d’être très atomisé et a du mal à intégrer toutes les mutations technologiques.

 

II - Une guerre des prix sans merci

   
En savoir plus :
- Évolution des systèmes Computer-to-plate - CERIG, sept. 1998
- La gestion de la couleur - CERIG, oct. 1999
- Les presses numériques dans l'imprimerie - CERIG, nov. 2000
- Le jet d'encre en imprimerie - CERIG, mars 1999
- Avancées technologiques en jet d'encre - CERIG, avr. 2001
- La presse numérique NexPress 2100 - CERIG, avr. 2004
- La presse numérique Docucolor IGen3 - CERIG, mars 2004

À partir du milieu des années 80, la numérisation du flux d'information est apparue dans le prépresse. Au début des années 90, se sont développés les systèmes computer-to-plate ou CTP (insolation directe des plaques). Dès la fin des années 90, la gestion de la couleur et des flux de production s’est progressivement installée. Toutes ces évolutions techniques combinées à une guerre des prix sans merci, ont provoqué la disparition de nombreuses entreprises et cette redistribution n’est malheureusement pas terminée.

Aujourd’hui, d’autres enjeux se profilent sur le plan des nouvelles technologies, l’impression numérique et les développements d’Internet.

Première évolution : l'impression numérique doit répondre à la progression des courts tirages et à la demande de personnalisation des documents.
Présentes sur le marché depuis plus d’une dizaine d’années, les presses numériques couleur proposent aujourd’hui des technologies fiables et performantes. Si pour des raisons historiques, l’impression numérique couleur est traditionnellement associée à deux constructeurs – Indigo et Xeikon –, d’autres acteurs occupent une place importante : Xerox, qui fut le premier sur le marché avec sa Docutech, noir et blanc, totalise aujourd’hui le plus grand nombre de systèmes commercialisés et une presse phare, la Xerox IGen3 ; Kodak, allié au départ avec Heidelberg, présente une presse performante, la Nexpress. 
L’arrivée de ces presses électrophotographiques de dernière génération, a permis d'améliorer la qualité de reproduction des couleurs et de diminuer notablement le coût à la page. Elles offrent ainsi un très bon niveau de rentabilité sur les courts tirages.

L’impression numérique couleur ne se limite pas seulement à l’électrophotographie. Le jet d’encre gagne progressivement des parts de marché. Cette technologie se scinde en deux secteurs :

Parallèlement à ces évolutions, l’automatisation des presses offset, l’adoption rapide des systèmes CTP (computer-to- plate), et la généralisation des flux de production ont permis aux procédés d’impression traditionnels de devenir plus performants notamment sur des tirages de plus en plus courts. Leur seuil de rentabilité est ainsi descendu vers des tirages de 1000 pages.

 

III - Un domaine dans lequel l'impression numérique règne en maître

Il reste un domaine dans lequel l’impression numérique règne en maître : la personnalisation des documents couleur et la gestion des données variables dans un environnement industriel. En effet, grâce aux presses numériques, il est possible de produire un imprimé unique en couleur avec un contenu texte et image modifié à chaque tour de cylindre.

Cependant, depuis 10 ans, les développements liés à la personnalisation des documents demeurent assez confidentiels. La technologie était en avance sur le marché. L’impression de données variables correspond à une filière très différente de l’imprimerie traditionnelle, relevant d’un modèle économique et d'une démarche commerciale spécifiques, et demandant une expertise ainsi qu'une maîtrise de nouvelles technologies pour les imprimeurs :

   
En savoir plus :
Les impacts d'Internet sur la communication 
dans les industries graphiques et papetières
- CERIG, oct. 2000

Deuxième évolution importante : l'arrivée d'Internet sur le marché des imprimés. 
En quelques années, notre société basée sur l’imprimé depuis plus de 500 ans, a vu le numérique s’insinuer dans ses moindres méandres et Internet s’installer comme un média incontournable. Le papier n’est donc plus l’unique véhicule de la culture écrite. Est-ce pour autant la fin de l’imprimerie ? En fait, jamais un moyen de communication n'a disparu au profit d'un nouveau venu. Journaux, radios, télévisions et Internet font aujourd’hui partie du paysage des médias. L'écrit dispose donc d’un média de plus pour le véhiculer.

 

IV - Le développement de l'e-procurement

   
En savoir plus :
E-business dans l'imprimerie - CERIG, avr. 2002

Toutefois, la récente émergence d’Internet conduit les éditeurs et les imprimeurs à revoir leur cible au cœur de notre société de l’information. La production, la distribution et la consommation des imprimés subissent de profondes modifications. Et le modèle “imprimer puis distribuer” est en train de laisser la place au modèle “distribuer puis imprimer”.

Autre conséquence de la progression d’Internet : le développement du e-procurement (ou de la gestion des approvisionnements en ligne) dans le secteur des industries graphiques, depuis la fin des années 90. Ce service permet aux imprimeurs d'abolir les distances avec leurs clients, de leurs offrir de nouvelles opportunités et de rendre plus efficace les échanges commerciaux.

...concourent à améliorer le niveau d’activités des imprimeries. Le e-procurement permet même aux imprimeurs d’inventer de nouveaux produits et de nouveaux services. Sa progression, qui est restée relativement restreinte jusqu’à présent, enregistre actuellement un regain d’intérêt.

Dans les années à venir, savoir développer des produits et des services répondant exactement à la demande des clients et venant enrichir l’éventail des produits imprimés, seront des éléments déterminants pour assurer la vitalité de ce secteur.

     
Pas de page précédente
Page précédente
Retour au sommaire
Retour au sommaire
Page suivante
Page suivante
Accueil Technique Liens Actualités Formation Emploi Forums Base  
Copyright © CERIG/EFPG 1996-2005
   
 

Mise en page : A. Pandolfi