Accueil     Recherche | Plan     Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base  
dossier cerig.efpg.inpg.fr 
 
Vous êtes ici : Accueil > La technique > Consommables et papier > Ondulation du papier imprimé sur rotative offset avec sécheur > Synthèse des résultats et conclusion   Révision : 26 avril 2005
 
Visitez le site Web de l'EFPG ! Ondulation du papier imprimé sur rotative offset avec sécheur Pas de page précédente
Page
précédente
Page suivante
Page
suivante
Franck Medlege - EFPG
(01 avril 2005)

IV - Synthèse et conclusion

IV-1 - Synthèse des résultats obtenus

Les papiers qui ondulent le moins présentent les caractéristiques suivantes :

Le papier C se différencie du papier D uniquement par la présence de carbonate. Ce papier ondule beaucoup alors que le papier D ondule peu et cela, dans les mêmes conditions d’impression. Les résultats montrent que les papiers qui ondulent peu ne contiennent pas de carbonate. D’après S. Simmons, et al., lorsque  la quantité de carbonate et d’amidon augmente, l’amplitude des ondulations augmente. Par ailleurs, la présence d’amidon est bénéfique en ce sens que la longueur d’onde des ondulations augmente et celles-ci deviennent moins visibles. Tous les papiers contiennent de l’amidon.

Les papiers qui contiennent beaucoup de carbonate sont sensibles au temps de séjour dans le four. Pour sécher correctement de tels papiers tout en limitant l’apparition des ondulations, il faudrait allonger le four ou diminuer la vitesse d’impression. Une telle solution n’est pas envisageable.

Selon J. MacPhee, et al., l’eau apportée par le mouillage ne participe pas au phénomène. Les tests de pénétration en dynamique montrent qu’il est en effet préférable de s’intéresser à la perte plutôt qu’au gain d’humidité.

Le papier A présente les meilleures caractéristiques mécaniques et la meilleure stabilité dimensionnelle, cependant, il contient des feuillus, du carbonate et la main la plus faible. Ce papier ondule beaucoup sur presse. Les résultats montrent que les papiers qui ondulent peu possèdent un faible indice de raffinage, une main proche de 0.9 cm3/g et un matelas fibreux uniquement constitué de résineux.

Les composantes polaires mesurées pour les papiers D et E sont plus élevées que pour les autres papiers. Les groupements polaires sont hydrophiles et s’opposent par conséquent à la perte d’humidité des zones non encrées dans le sécheur. Bien sûr, cet effet est peut-être négligeable et il faudrait effectuer une analyse plus fine du processus de désorption afin de quantifier l’influence de ce paramètre.

Enfin, les photographies prises au microscope à balayage électronique montrent que la granulométrie moyenne du kaolin en surface des papiers D et E est supérieure au micron. La distribution en taille des plaquettes de kaolin semble très large. Du fait de leur géométrie, les plaquettes de kaolin ont un fort pouvoir couvrant. Il est probable qu'elles jouent un effet barrière à la perte d’humidité des zones non encrée en l’occurrence.

 

IV-2 - Conclusion

Les interprétations basées sur les résultats obtenus et sur l’étude bibliographique préalable ne sont pas suffisantes pour déterminer l’origine des ondulations. Effectivement, les effets des paramètres identifiés comme ayant une influence sur le phénomène d’ondulation restent à quantifier. Le travail réalisé donne plus d’informations qualitatives que quantitatives.

Les résultats les plus pertinents de cette étude confirment que la présence de carbonate va à l’encontre de la diminution de l’amplitude des ondulations et que l’eau de mouillage ne participe pas ou très peu au phénomène. L’hypothèse de T. Hirabayashi, et al., confirmée dans les travaux de J. MacPhee, et al.,selon laquelle l’encre joue un rôle barrière à la perte d’humidité dans les zones encrées et que les ondulations sont le résultat d’un différentiel de perte d’humidité entre les zones non encrées et les zones encrées à été vérifiée et semble désormais incontournable.

Ce travail ouvre des perspectives d’études nécessaires pour apporter des éléments utiles à une meilleure compréhension de ce phénomène d’ondulation :

     
Pas de page précédente
Page précédente
Retour au sommaire
Retour au sommaire
Page suivante
Page suivante
Accueil Technique Liens Actualités Formation Emploi Forums Base  
Copyright © CERIG/EFPG 1996-2005
   
 
Mise en page : J.C. Sohm / A. Pandolfi