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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Le Grésivaudan, berceau de la Houille Blanche > La saga des Bergès : les briseurs de barrage Révision : 3 mai 2007  
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André FAURIE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose,
numéro spécial, 2005
Mise en ligne : Mai 2007

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Voir aussi :
     

II - La saga des Bergès

3 - Les briseurs de barrage

  Aristide Bergès à 68 ans  
Figure 22 - Aristide
Bergès à 68 ans

La rançon de la gloire n'est pas toujours ce que l'on croit...
La réussite, la notoriété et la modestie d'Aristide Bergès sont le catalyseur des sceptiques, des aigris et des spéculateurs. Les "barreurs de chutes" s'acharnent sur ses réalisations et, le 5 avril 1900, ils obtiennent du Tribunal Civil un jugement prescrivant la démolition de "ses apparaux, artifices et barrages" à Saint-Mury et de ce fait, l'arrêt de l'usine de Lancey.

Du haut de Belledonne, du fond de la vallée du Grésivaudan, la houille blanche pâlit d'indignation et se révolte devant tant d'iniquité. Mais pour notre inventeur, les hurlements des "barreurs de chutes" couvrent la rage sourde des Dauphinois reconnaissants.

Machine à papier (Papeterie de Lancey)
Figure 23 - Machine à papier (Papeterie de Lancey)

Ce jugement inique est un coup de poignard dans le dos et le début de la fin pour cet homme qui pense que le progrès doit profiter à tous.
En fait, le captage des eaux du Vorz a conduit A. Bergès à créer deux tuyauteries de plus de 5 km au travers des champs jusqu’à la Croix de Révollat. Les propriétaires ont été indemnisés et tout semble dans l’ordre car les riverains en aval, dans la gorge profonde, n'ont aucune industrie et ne se soucient pas du débit résiduel. Lorsqu’ils découvrent dans les années 1900, que l’on peut installer des centrales électriques et tirer profit de la Houille Blanche, ils se regroupent sous l’autorité d’un des leurs, M. Malleville, et intentent un procès qu’ils gagnent. Aristide Bergès a un an pour remettre l’eau dans le Vorz. Négociations et tractations s’engagent, indemnisations et compensations sont acceptées par la plupart mais les "barreurs de chute" tiennent bon et s’opposent en espérant construire leur propre centrale ou tout simplement par jalousie et rancune. En appel, une décision du tribunal stipule qu'Aristide Bergès peut exploiter sa chute mais doit indemniser tous les riverains.

Aristide Bergès à la fin de sa vie     Sépulture d'Aristide Bergès à Terre-Cabade (Toulouse)
Figure 24 - Aristide Bergès à la fin de sa vie (1903)     Figure 25 - Sépulture d'Aristide Bergès
à Terre-Cabade (Toulouse)

Le 28 février 1904, celui que les ouvriers papetiers de Lancey appellent respectueusement le "père de l'ouvrier" s'éteint. Les petites lampes tirant leur énergie de la "Houille blanche" éclaireront à jamais le souvenir pour les enfants de Lancey. Sur sa tombe, au cimetière Terre-Cabade à Toulouse, figurent ces quelques mots :
"Aristide BERGÈS, père de la Houille Blanche" et "Marie CARDAILHAC, l'inspiratrice idéale".

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