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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Naissance de l'EFP, fille de la papeterie > Le constat au début du XXe siècle Révision : 03 novembre 2006  

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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose,
numéro spécial, 2004
Mise en ligne : Novembre 2006

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I - Le constat au début du XXe siècle

En 1900, qu’il fait bon vivre !
Le drômois Émile Loubet, récemment élu Président de la République, s’apprête à devenir le premier président français ayant gouverné sur deux siècles. Le développement industriel de la fin du XIXe siècle et l’empire colonial assurent un bien-être et un bonheur contagieux. C’est la belle époque. La science mise au service de l’industrie bouleverse la vie quotidienne des français. C’est aussi l’année de l'Exposition universelle de Paris qui attire 50 millions de visiteurs, une affluence exceptionnelle que n’atteindra pas celle de Séville en 1992. Seules l'Exposition de Montréal en 1967 l'égalera et, en 1970, celle d’Osaka la dépassera. Édouard Branly parle à la TSF, le téléphone compte déjà 70 000 abonnés, le cinéma fait ses premières apparitions. Bien sûr, le Métropolitain, qui a ouvert sa première ligne (la 1), n’a pas encore convaincu, mais Paris est bien la ville lumière et surtout, la capitale du monde et des loisirs…

L'Exposition universelle de Paris de 1900, au pied de la Tour Eiffel
Figure 1 - L'Exposition universelle de Paris de 1900, au pied de la Tour Eiffel

Capitale du monde, certes... Pourtant, malgré l’existence d’écoles aussi prestigieuses que Polytechnique et Centrale, la France ne dispose pas d'un enseignement professionnel aussi diversifié et performant qu’en Angleterre ou en Allemagne, ses concurrentes.

Ce constat revient souvent dans l’actualité et devient même une source de polémique au début des années 1900. Les Allemands, cités en exemple, dispensent des formations papetières depuis plusieurs décennies. Darmstadt, Coethen et Altenbourg, en particulier, disposent d’écoles dédiées à la fabrication du papier. Pire encore, depuis 1902, la perfide Albion a elle aussi mis en place une formation papetière à l’école technique municipale de Manchester.

Cours allemand de papeterie (XIXe siècle)     Cours allemand de papeterie (XIXe siècle)
Figure 2 - Deux extraits de cours allemands de papeterie (XIXe siècle)

La formation papetière allemande est une référence en Europe. Bien antérieure à 1900, elle est très performante et basée essentiellement sur la mécanique. Cet enseignement s’appuie sur de grands constructeurs de matériels papetiers dont les très puissantes firmes J.M. Voith d’Heidenheim et H. Füllner de Silésie. J.M. Voith, qui s’est associé avec Voelter pour commercialiser son fameux défibreur, a connu une ascension fulgurante depuis sa présence à l’Exposition universelle de Paris en 1867, en exposant un atelier complet de préparation de pâte mécanique.

Atelier de préparation de pâte mécanique reproduit par Voith, à l'Exposition universelle de Paris, 1867
Figure 3 - Atelier de préparation de pâte mécanique reproduit par Voith,
à l'Exposition universelle de Paris, 1867

Le succès de cette exposition visitée par les grands papetiers de l’époque dont Aristide Bergès, Amable Matussière et Alfred Fredet, encourage J.M. Voith à construire des machines à papier à partir des années 1880.

Publicité de la firme J.M. Voith     Coupeuse Füllner
Figure 4 - Témoignages de la puissance de l'industrie papetière allemande, dont une coupeuse Füllner

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