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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Naissance de l'EFP, fille de la papeterie > Le congrès historique de Tours Révision : 03 novembre 2006  
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose,
numéro spécial, 2004
Mise en ligne : Novembre 2006

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V - Le congrès historique de Tours

Ce congrès figure comme une date historique dans les annales de la profession.

Dès le dimanche 8 septembre 1907, les congressistes sont accueillis à l’Hôtel Métropole de Tours et visitent le château de Chenonceau. Le soir, ce beau monde se retrouve pour un banquet à l’Hôtel du Bon Laboureur, un lieu symbolique pour réunir ceux qui vont semer la graine qui permettra enfin à l’École de Papeterie de germer et de naître !
Le programme du lundi 9 septembre prévoit, entre autres, la visite des Jardins de La Touche à Ballan-Miré puis des papeteries de La Haye Descartes.
Mardi 10 septembre : c’est le grand jour. La réunion est prévue à 10 heures, dans la grande salle de la Chambre de Commerce de Tours mise généreusement à la disposition des congressistes par son président, Jean Delis.

L’ordre du jour comporte 3 points essentiels :

Sur le premier point, rappelons que le travail journalier est à l’époque de 12 heures et que les papetiers travaillent en deux factions. Ce nouveau projet perturbe leur organisation : les 10 heures en question ne résultant pas de la division de 24 heures, ils ont du mal à imaginer comment organiser leurs rotations
Sur le deuxième point, pas de commentaire : voilà un thème ancien et récurrent pour notre industrie !
Dès les deux premiers points de l’ordre du jour épuisés, le projet de création d’une École de Papeterie est alors examiné.

  Louis Barbillion  
Figure 12 - Louis Barbillion

Louis Barbillion, appuyé par Gabriel Forest, présente le projet concocté par les papetiers de la région grenobloise. Inutile de préciser que l'accueil par "la bande à Lacroix" et les pro-école de la première heure est enthousiaste, tandis que les anti manifestent leur opposition par une salve d’objections. Elles sont réfutées, l'une après l'autre, par L. Barbillion. Ce dernier, tel Danton à la tribune, réussit à convaincre l’ensemble de l’auditoire. Il faut dire que le projet a été soigneusement préparé tant sur les aspects pédagogiques que sur les aspects matériels, en particulier le financement. Augustin Blanchet, propriétaire des papeteries de Rives, et Gabriel Forest, gendre d’Amable Matussière et porte-parole des papetiers du Sud-Est, peuvent enfin apprécier la pertinence de leur choix en ayant confié la rédaction de ce projet au tandem L. Barbillion-J. Fournier-Lefort.

À l’occasion du dîner d’adieu, le mercredi 11 septembre 1907, Henri Chauvin annonce officiellement la naissance de l’École Française de Papeterie, fille de la profession. La paternité en est attribuée à l’Union des Fabricants principalement à son président, Henri Chauvin, et aux frères Blanchet. Le parrainage en est confié à Jean Delis, président de la Chambre de Commerce de Tours. La date du 11 septembre -- devenue récemment une date historique pour les USA et l’ensemble du monde -- est déjà entrée dans l’histoire et les responsables de l’École devraient chaque année la réserver pour l’organisation de leur jury de septembre afin de commémorer l’événement

Augustin Blanchet (1851-1936) est une figure marquante du milieu industriel dauphinois de l'époque. C'est l'un des premiers promoteurs des cours du soir d’électricité industrielle donnés par Paul Janet en 1892, à l’origine de l’Institut d’Électrotechnique. Il est vice-président de la Société créée en 1900 pour le Développement de l’Enseignement Technique auprès de l’Université de Grenoble. Elle compte dans ses rangs Aristide Bergès, Casimir Brenier et son président, M. de Renéville, est à la tête du Conseil d’Administration des Mines de la Mûre. En 1907, A. Blanchet est aux côtés de L. Barbillion pour la création de l’École de Papeterie : il préside la commission locale de son Comité d’organisation de 1907 à 1909, pour la mise en route et l’inauguration de l’École. Il est également le premier président de l’association des anciens élèves de l’École "La Cellulose" jusqu'en 1926. Deux de ses descendants directs ont eu le plaisir d’être formés dans l’École qu’il a largement contribué à créer : son arrière-petit-fils Henri Jordan (EFP 1974) et son arrière-arrière-petit-fils Christophe Jordan (EFPG 2001).

Augustin Blanchet     Victor Blanchet
Figure 13 - Les frères Blanchet, papetiers à Rives
 Augustin, à gauche et Victor, à droite

Victor Blanchet (1862-1930) apporte également son soutien à l’École, d’abord aux côtés de son frère, puis comme président du Comité de Perfectionnement de l'EFP de 1919 à 1928 et comme président du Syndicat Général des Papiers et Cartons de 1919 à 1924. Attiré par la politique, il est maire de Rives et député de l’Isère de 1919 à 1924.

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