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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Naissance de l'EFP, fille de la papeterie > Casimir, super star Révision : 03 novembre 2006  
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose,
numéro spécial, 2004
Mise en ligne : Novembre 2006

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VII - Casimir, super star

Dès l'ouverture de l'École, le plus gros souci de L. Barbillion est de trouver de l'argent. La vaste souscription organisée parmi les fabricants de papier pour couvrir les dépenses estimées à 50 000 francs, a permis dans un premier temps de récolter un peu plus de 30 000 francs, somme nécessaire au démarrage et surtout à l'achat d'une machine à papier. Ce n'est pas une machine "joujou" comme celle, baptisée ainsi à l'époque, de l'École de Manchester mais une véritable machine industrielle. Elle est commandée à un consortium de trois constructeurs de l'Isère : Allimand de Rives, Neyret-Brenier de Grenoble et L'Huillier-Pallez & Cie de Vienne(1). Cette machine complète de 1 mètre rogné de laize, est équipée d'un sablier, d'un épurateur rotatif, d'une table suspendue, de trois presses (manchon, coucheuse et montante), de 4 cylindres de 800 mm de diamètre, d'un sécheur satineur de 1 mètre de diamètre, d'une enrouleuse, etc. La commande est assurée par une dynamo à vitesse variable.

  Casimir Brenier  
Figure 14 - Casimir Brenier

Les délais très courts pour la mise en route de l'École ne laissent qu'une année pour mettre en place les installations nécessaires à l'ouverture de la deuxième année réservée aux cours spécifiques à la papeterie. Les membres de la Commission d'organisation sont très vite confrontés à un problème crucial : celui du local devant abriter toutes ces installations. Les magnifiques terrains mis à la disposition de l'Institut d’Électrotechnique -- dont l'École ne peut bénéficier en libre disposition qu'au début de l'année 1908 -- ne permettent pas, compte tenu de la longueur prévisible des travaux, d'être prêts pour la rentrée de novembre 1908. Il faut donc envisager la solution d'une installation provisoire n'engageant en rien l'avenir et le bon fonctionnement de l'École.
C'est ainsi que, pour la deuxième fois, l’EFP est redevable à son généreux donateur : Casimir Brenier (1832-1911). Celui-ci, n'écoutant que son altruisme et son désir le plus cher de voir aboutir ce projet, fait un nouveau don de plus de 2000 m2 à la ville de Grenoble, spécialement attribués à l'École. Sa seule condition : se réserver, sa vie durant, la jouissance d'une partie de ce nouveau terrain où est construite sa demeure. L'autre partie comprend un vaste hall bien aménagé, adjacent aux terrains déjà donnés à la ville de Grenoble pour la création du nouvel Institut. Ce hall industriel est une véritable aubaine et permet l'installation rapide de tous les équipements papetiers. La presse régionale de l'époque évalue à environ un million de francs la valeur totale des 7500 m2 mis à la disposition de L'Institut d’Électrotechnique et de l'École de Papeterie par Casimir Brenier.

Hall industriel de l'EFP, avec le lessiveur à chiffons
Figure 15 - Hall industriel de l'EFP, avec le lessiveur à chiffons

Casimir Brenier participe aussi généreusement à la souscription des papetiers. Sa villa, située sur ces terrains et utilisée par l'École pour l'enseignement après la mort du donateur le 29 octobre 1911, est peut-être à l'origine de la légendaire "villa des roses"  -- mentionnée par tous les élèves ayant fréquenté l'EFP entre les deux guerres mondiales -- se trouvant à l’emplacement de l'actuel pavillon Marcel Deléon .

 

(1)L'Huillier-Pallez ingénieurs constructeurs à Vienne dans l'Isère : cette maison, fondée en 1839 et considérée comme la plus ancienne en France dans cette activité, est spécialisée dans les machines à fabriquer le papier à cigarette, les piles et divers matériels papetiers. En 1919, Pierre L'Huillier se retire et l'affaire est transformée en Pallez, Vibert & Cie avant d'être reprise en 1923 par les Ateliers de Construction de l'Ouest à Nantes, lesquels seront repris plus tard par les Établissements Repiquet de Bobigny (Seine). L'Huilliez Pallez est beaucoup moins connu qu’Allimand, en particulier par les jeunes générations de papetiers.

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