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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > De la fibre à la pâte à papier, 2000 ans d'évolutions > L'apport capital des Hollandais Révision : 14 septembre 2006  
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De la fibre à la pâte à papier :
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose,
numéro spécial, 2005
Mise en ligne : Septembre 2006

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II - L'apport capital des Hollandais

L’invention par les Hollandais du cylindre qui portera par la suite leur nom (c’est l’ancêtre de la pile hollandaise), est un événement majeur pour la trituration des chiffes et des chiffons et pour l’histoire du papier. Cette nouvelle technique apporte des avantages considérables par rapport à celle des piles à maillets :

Le besoin d’un tel cylindre est tout à fait légitime en Hollande car ce pays ne peut compter que modestement sur l’énergie hydraulique et subit régulièrement les caprices incontrôlables de son importante énergie éolienne (moulins à vent).

Pile hollandaise
Figure 4 - Pile hollandaise

L’invention de tels cylindres en Hollande est mentionnée dès 1673. Toutefois, il faut attendre le début du XVIIIe siècle pour voir leur apparition et leur développement dans le reste de l’Europe : 1710 en Allemagne de l’Ouest, 1711 en Prusse, 1726 en Suisse et vers 1750 en Angleterre.
En France, leur implantation est plus laborieuse. Ces cylindres apparaissent vers 1730-1740 mais les initiatives de l’époque sont pratiquement toutes vouées à l’échec. Ces fiascos sont imputables essentiellement à l’incompétence des maîtres charpentiers chargés de construire et de mettre en service ces cylindres. Les papetiers qui tentent alors l’expérience reviennent très vite à leurs traditionnelles piles à maillets. D’autres essais plus ou moins fructueux ont lieu entre 1750 et 1770. Citons par exemple ceux du moulin de Puymoyen en 1761 en Angoumois, et ceux de Lana dans les Vosges en 1766. Pierre Montgolfier d’Annonay fait également une tentative après 1750 qui s'avère également peu concluante. La maîtrise de l’utilisation des piles hollandaises en France ne date réellement que des années 1770-1780. Elle est due à l’impulsion de Nicolas Desmarests, membre de l’Académie Royale des Sciences, Inspecteur des Manufactures, et à Jean Guillaume Ecrevisse (1734-1787), charpentier et papetier hollandais, descendant d’un huguenot français exilé à la suite de la révocation de l’Édit de Nantes. Les premiers moulins qui exploitent la technique hollandaise d’Ecrevisse sont ceux de Rousbreucq (1760 et 1766) et Jacquemant à Wazemmes (1766 et 1770) dans le Nord. Pierre Montgolfier d’Annonay en bénéficie en 1780 et son grand rival Matthieu Johannot en 1780, 1781 et 1784.

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