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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > De la fibre à la pâte à papier, 2000 ans d'évolutions > Évolution prévisible au début du XXIe siècle Révision : 14 septembre 2006  
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De la fibre à la pâte à papier :
2000 ans d'évolutions
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose,
numéro spécial, 2005
Mise en ligne : Septembre 2006

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XIII - Évolution prévisible au début du XXIe siècle

En ce début de XXIe siècle, un défi majeur attend les papetiers : réutiliser massivement des fibres cellulosiques issues non seulement des filières de récupération classiques -- industrielle et commerciale -- mais également de la filière ménagère -- récupération des papiers des poubelles vertes. Cette réutilisation génère de grosses difficultés pour les techniciens et fabricants papetiers empruntant cette voie. Ils doivent concilier le recyclage obligatoire de ces papiers issus de la collecte ménagère, avec d'autres exigences :

  Balles de pâte à papier  
Figure 35 - Balles de pâte à papier
(Photo EFPG)

Ce défi ne fait cependant pas l’unanimité, en particulier chez les Scandinaves qui prônent toujours l’utilisation rationnelle du bois comme matière première fibreuse et la combustion des vieux papiers comme source d’énergie se substituant en partie au pétrole.

Une autre grande préoccupation des papetiers consiste à sauvegarder la pérennité de leur approvisionnement en fibres vierges par une gestion rationnelle des potentiels fibreux existants, essentiellement les espaces boisés, et par la mise en place de nouvelles espèces à fibres : plantes annuelles ou bois à croissance rapide. Les préoccupations du troisième millénaire ne sont guère éloignées de celles du début du XIXe et surtout du XXe siècle.

Il est aussi probable que l’on assistera à l’accélération du transfert des grosses unités de production de pâte du Nord vers le Sud, impliquant une délocalisation des sites et un transfert de technologies vers des pays plus pauvres mais possédant un potentiel de développement forestier prometteur. C’est ainsi que plusieurs programmes sont en cours de réalisation : au Brésil avec la culture et l’exploitation industrielle de l’eucalyptus, et dans le Sud-Est asiatique par la plantation de forêts d’acacias, d’eucalyptus et de gmelina arborea.

Rappelons que la production mondiale de fibres vierges est actuellement légèrement inférieure à 200 millions de tonnes alors que la production et la consommation mondiale en papiers approche les 400 millions de tonnes. La différence est couverte par le recyclage des vieux papiers et pour une part moindre, par les autres produits ajoutés au papier (charges minérales et adjuvants). La demande mondiale en papier augmente en moyenne de 2 à 3 % par an.

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