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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Grésivaudan, vallée historique de l'industrie du papier (in memoriam) > Papeteries de Lancey Révision : 27 mars 2013  
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Grésivaudan, vallée historique de l'industrie du papier
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extraits du Bulletin de La Cellulose
Mise en ligne : Février 2012
Révision : Mars 2013

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IV - Papeteries de Lancey

   
Aristide Bergès
   
 Docteur
Marmonnier

À l’origine des Papeteries de Lancey, il y a l'association entre le docteur Marmonnier et Aristide Bergès. En 1867, ce dernier a décliné la proposition d’association avec Amable Matussière et Alfred Fredet pour exploiter les chutes dans le Grésivaudan, en particulier celle du ruisseau de Laval qui traverse Brignoud. A. Bergès choisit la Combe de Lancey où le docteur Marmonnier lui conseille de reprendre le site et la chute d’un ancien moulin à farine. Les travaux pour l’édification d’une petite râperie et d’une chute de 200 mètres commencent au printemps 1869, véritable date de naissance de la papeterie Bergès. Compte tenu du faible débit du ruisseau, A. Bergès est obligé de construire une chute de hauteur importante pour disposer d’une puissance suffisante pour sa râperie. La mise en service de la chute et de la râperie a lieu à l’automne 1869.

Râperie (années 1870) et première chute d'A. Bergès mise en service en 1869
Râperie (1870) et première chute d'A. Bergès mise
en service en 1869. Les ruines de l’ancien moulin à farine sont
encore visibles à gauche de la photo.

Aristide Bergès est l’un des promoteurs de la pâte mécanique de meule que les anglo-saxons baptisent stone ground wood pulp ou pâte SGW. Après avoir remplacé le procédé de serrage des rondins par vis par un système hydraulique sur le défibreur Voelter dans la papeterie familiale à Lorp (Ariège), il perfectionne tout le procédé.  En mars 1864, juin 1868 puis août 1873, il dépose trois brevets sur le défibrage, le raffinage, le tamisage et l’emploi de la pâte mécanique dans la fabrication des papiers. La conception initiale du défibreur Voelter n’est pas rationnelle du point de vue mécanique car tous les efforts issus du pressage des rondins ne s’exercent que d’un seul côté de la meule. Ils induisent un léger déplacement de l’axe de la meule qui génère des frottements irréguliers pouvant se répercuter sur la régularité de la qualité de la pâte mécanique produite. A. Bergès modifie le défibreur afin d’obtenir un pressage symétrique par rapport à l’axe de la meule et a l’idée d’humidifier la meule par de l’eau contenant également un peu de pâte mécanique brute recyclée. En 1874, il y a en France cinquante cinq défibreurs en activité : douze selon le système Voelter et trente selon le système Bergès. Il existe en outre treize autres systèmes.

Défibreur Bergès vers 1874 après modifications
Défibreur Bergès vers 1874 après modifications

Pour compenser le faible débit du ruisseau de Lancey (le Vortz) qui condamne pratiquement la râperie à l’arrêt pendant tout l’hiver en période d’étiage, A. Bergès utilise les inépuisables réserves d’eau constituées par les glaciers et les lacs du massif de Belledonne. En 1876, pour alimenter sa chute, il entreprend de détourner les eaux des lacs du Doménon vers le lac du Crozet situé plus bas, ce dernier formant un formidable réservoir d’eau pour ses futurs projets.

Lac du Crozet
 Lac du Crozet

Malheureusement, son initiative suscite une vive opposition de la part des riverains et usagers du Doménon, ruisseau traversant le petit village de Domène situé dans la vallée du Grésivaudan. Ce conflit dure huit ans, s’éternisant entre palabres, assignations, expertises et interventions des avocats et des magistrats. Huit années perdues qui obligent A. Bergès à livrer un combat incessant au détriment du développement de son affaire. Le Tribunal de Grenoble lui accorde finalement un tiers du partage des eaux, les deux autres tiers étant pour le Doménon. Dans cette affaire, A. Bergès a certes obtenu une part conséquente mais les véritables bénéficiaires sont malgré tout les avocats, les hommes de loi et les magistrats car, comme le dit le bon sens populaire, "si les humains n’étaient pas des sots, les avocats marcheraient en sabots !".

D'ailleurs, A. Bergès n’attend pas l’issue du procès pour installer une seconde chute de 500 mètres, opérationnelle dès 1882. En 1883, il crée la papeterie comprenant deux machines à papier.

L’usine de Lancey avec ses deux chutes opérationnelles à partir de 1882
 L’usine de Lancey avec ses deux chutes opérationnelles
à partir de 1882 (200 m. à gauche, 500 m. à droite)

En 1884, pour absorber la production sans cesse croissante, il ouvre un dépôt à Lyon et un bureau avec stock à Paris. En 1888, il installe une fabrication de pâte chimique au bisulfite et, en 1890, deux nouvelles machines à papier viennent s’ajouter aux deux premières. Les besoins en force motrice s’accentuent : A. Bergès installe en 1891 une troisième chute, doublée en 1896 par l’adjonction d’une nouvelle conduite. Une cinquième machine à papier complète le parc existant.

Seul, puis avec l’aide de ses fils, il dirige l’entreprise sous la dénomination "Aristide Bergès – Fabrique de Pâte à Papier", puis "Papeteries Bergès" et enfin "Papeteries Bergès Père & Fils". Vers la fin de sa vie, en 1896, il embauche André Navarre venant des papeteries du Marais, et, très vite, il lui confie la direction générale de l’usine tout en l’intéressant aux bénéfices. Avec son sens inné des affaires, André Navarre développe l’entreprise et ses gains par la même occasion, ce qui lui permet de quitter A. Bergès en 1901 pour s’associer avec Émile Lafuma, qui possède l’usine de Paviot, et M. Berthollet, propriétaire de l’usine de Weisseling, toutes deux situées à Voiron.

  Auguste Biclet  
 Auguste Biclet

Après la mort d’Aristide Bergès, le 28 février 1904, l’entreprise devient la Société Anonyme des Usines Bergès (SAUB) et ses fils en confient la direction à Auguste Biclet, de 1907 jusqu’à sa mort en 1946. Son principal objectif est de faire prospérer la société. Durant cette période, deux nouvelles machines (6 et 7), performantes pour l’époque, viennent s’ajouter au parc déjà existant.

En 1910, sous l’impulsion d’Auguste Biclet et de Maurice Bergès, la SAUB devient l’actionnaire majoritaire des Papeteries de l’Auto et de leur usine à Persan-Beaumont (Seine-et-Oise). Cette entreprise produit principalement du papier journal destiné au tirage d’un quotidien sportif de l’époque, "L’Auto", qui deviendra plus tard "L’Équipe".

De 1913 à 1914, sont installées à Lancey une nouvelle râperie et la machine à carton qui donne naissance à la filiale Société des Fabriques de Pâtes à Papier et de Carton du Sud-Est. En 1914, la SAUB prend un intérêt important dans les papeteries d’Alfortville (construites en 1909) pour former les bases de la future Société des Cartonneries de Lancey. Retardé par le début de la Première guerre mondiale, le démarrage de la machine à carton, a lieu en juillet 1917 mais la production régulière n’est effective qu’après la fin des hostilités. Les usines Bergès prennent part à l’effort de guerre et, à partir de 1915, 6000 obus sont emboutis chaque jour grâce à des presses actionnées par l’énergie hydraulique.

Papeteries de Bergès au début du XXe siècle
Papeteries Bergès au début du XXe siècle
  Logo des Papeteries de France  
Figure 20 - Logo des
Papeteries de France

Au lendemain de la guerre, les dirigeants de la SAUB prennent conscience que pour rivaliser avec les grandes entreprises scandinaves et anglo-saxonnes, il leur faut suivre l’exemple d’André Navarre et constituer un groupe papetier puissant, par le biais d'achats et de fusions. En 1920, pour assurer sa pérennité, la société augmente son capital par émissions d’obligations et fusionne avec les Papeteries de l’Auto. La SAUB est remplacée officiellement par la Société des Papeteries de France le 14 avril 1921 mais cette dernière n’est constituée qu’à partir de 1922. Elle réunit les entreprises suivantes : Papeteries Bergès, Cartonneries de Lancey (Isère), Papeteries d’Alfortville (Seine), Papeteries Fredet à Brignoud (Isère), Papeterie des Martinets à Pontcharra (Isère), Papeteries de l’Auto à Persan-Beaumont (Seine-et-Oise), Papeterie de Leysse près de Chambéry (Savoie). Ce groupe possède dix-huit machines à papier ou à carton. Il devient le plus gros producteur de pâtes, papiers et cartons de l’Hexagone, avec des maisons de vente dans presque toutes les grandes villes : Lyon, Paris, Grenoble, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Limoges, Nantes, Rouen, Lille, Nancy, Saint-Etienne et Alger. En 1930, les Papeteries Outhenin-Chalandre (Franche-Comté) comprenant les usines de Chevroz, Deluz, Geneuille, Savoyeux et Seveux, rejoignent les Papeteries de France, de même que les Papeteries de Montech (Tarn).

Vue des Papeteries et cartonneries de Lancey vers 1930
 Vue des Papeteries et Cartonneries de Lancey vers 1930.
Photo prise depuis la rive gauche de l’Isère.

À la mort d’Auguste Biclet en 1946, c’est le centralien Pierre Rigault qui est nommé président des Papeteries de France et de Lancey. De 1946 à 1952, l'usine de Lancey est dirigée par M. Reboud et, de 1952 à 1956, par Valentin Jaussaud, venu de l’usine de Brignoud, avec le titre de directeur des usines de l’Isère des Papeteries de France. De 1956 à 1960, son frère Henry Jaussaud lui succède à ce poste.

Machine à papier (M8) de Lancey équipée d’un système de double couchage en ligne
Machine à papier (M8) de Lancey
équipée d’un système de double couchage en ligne

En 1958, la machine 8 comprenant un couchage en ligne installée. Cette machine à papier est considérée à l’époque comme l’une des plus compliquées et productives dans sa catégorie. Les travaux commencés en 1957 nécessitent le déplacement du château d’Achille Bergès : désolidarisé de ses fondations, il est monté sur rails et déplacé de 73 mètres afin d’atteindre sa nouvelle destination, de l’autre côté de la route reliant Lancey à la Combe de Lancey. La machine 8 démarre en 1959. Son exploitation et son optimisation occupent largement l’emploi du temps des différents chefs de fabrication et de leurs équipes, en particulier de certains ingénieurs de l'école : entre autres, citons Richard Gravier (EFP 1965), Claude Taverdet (EFP 1976) et, plus récemment, Bruno Goninet (EFP 1989).

Entre 1960 et 1969, plusieurs directeurs (MM. Rouilly, Keller et Remy) se succèdent puis, de 1969 à 1987, Michel Bouteille assure la direction du groupe des usines de l’Isère des Papeteries de France.

Les résultats globalement négatifs qui marquent les années 60 ne sont pas à la hauteur des efforts financiers colossaux consentis pour l’installation de la M8 à Lancey.. Ces mauvais résultats n’empêchent pas le groupe des Papeteries de France d’acquérir et de filialiser les Cartonneries de l’Hermitage (Blendecques) et les Papeteries de La Robertsau (Alsace) en 1967, les Papeteries Schwindenhammer (Turckheim) en 1968 et enfin, les Papeteries du Souche (Anould) en 1969.

Rappelons que la création du marché européen en 1958 entraîne une nouvelle donne économique et, à l’instar de Beghin ou Arjomari, la tendance est à la constitution de grands groupes papetiers français capables de rivaliser avec les scandinaves. Une évolution d’ailleurs encouragée par le gouvernement qui suscite le rapprochement entre Arjomari et Aussedat-Rey, non abouti cependant, car les présidents de ces sociétés ne s’apprécient guère à l’époque.

Au début des années 70, les Papeteries de France n’ont toujours pas réussi à redresser leur activité et sont affaiblies financièrement. Sans l’appui d’un repreneur, le spectre du dépôt de bilan se profile. Au printemps 1971, pour éviter une reprise étrangère, le groupe Aussedat-Rey, implanté à Annecy, Pont-de-Claix et Saillat-sur-Vienne, est sollicité par le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas durant la présidence de Georges Pompidou, pour être le repreneur français idéal. Les Cartonneries de Blendecques acquises en 1867 et la Papeterie des Martinets sont alors cédées au groupe La Rochette Cenpa, de même que le site de Brignoud qui héberge la SFNT. La reprise des Papeteries de France permet à Aussedat-Rey de devenir le numéro un français sur le marché des papiers impression-écriture. Jacques Calloud devient le nouveau président des Papeteries de France qui à partir de 1973 absorbent également leurs filiales : les Papeteries de Schwindenhammer, les Papeteries du Souche et les Cartonneries du Sud-Est.

Papeteries de Lancey (années 70) : bâtiment de la machine 8 au centre et bâtiment de la cartonnerie accolé derrière
Papeteries de Lancey (années 70) :
bâtiment de la machine 8 au centre
et bâtiment de la cartonnerie accolé derrière.

En 1984, le site de Lancey est filialisé à son tour et prend le nom de Société des Papeteries de Lancey dont Aussedat-Rey détient 100 % des parts.

En 1986, l’américain International Paper, numéro un mondial dans le secteur de la papeterie, devient actionnaire du groupe Aussedat-Rey qui renoue enfin avec les bénéfices après avoir été, lui aussi, mis en difficulté financière par l’absorption des Papeteries de France et la mise en service laborieuse de sa nouvelle machine à papier, à Saillat-sur-Vienne. Baptisée S2, de type double toile Duo Former Voith, cette machine est destinée à la fabrication de papiers symétriques pour photocopieurs. Ces difficultés sont aggravées par la mauvaise conjoncture économique dues aux chocs pétroliers de 1973 et 1979.

Ce rachat d’actions par une grande entreprise étrangère est l’un des premiers en France dans le secteur papetier. Il préfigure la mondialisation de la papeterie qui se poursuit durant le dernier quart du XXe siècle et en ce début du troisième millénaire. Compte tenu de sa spécificité capitalistique et de la guerre que se livrent scandinaves et nord-américains pour la suprématie, la papeterie est l’un des premiers secteurs industriels mondialisés. Dans les années 80, Jacques Calloud, président d’Aussedat-Rey envisage un rapprochement des Papeteries de Lancey avec l’autrichien Leycam et prend même des actions de ce groupe. L'arrivée d’un concurrent de Lancey, KNP, dans le capital de Leycam oblige J. Calloud à abandonner ce projet et à envisager d’autres possibilités comme la reprise par Kuwait Investment Office (KIO) qui gère des fonds au profit du Koweit. Cette reprise ne se fait pas, mais KIO reprend le papetier espagnol Torras et est à l’origine de la modernisation de l’usine de la Cellulose des Ardennes en Belgique.

  Papier d'édition Nepal des Papeteries Lancey  
 Papier d'édition Nepal

Dès le 1er janvier 1987, encouragé par les pouvoirs publics et par sa tutelle financière, le groupe Aussedat-Rey se réorganise en plusieurs divisions pour tenir compte de la spécificité de chaque marché. Jean-Paul Vivier, ancien de la Cellulose du Pin, hérite de la branche Édition-Publicité et devient ainsi le président des Papeteries de Lancey et des Papeteries du Souche, de 1987 à 1995.

En 1989, International Paper lance une offre publique d’achat (OPA) sur la totalité des actions du groupe Aussedat-Rey et, dès la mi-avril, détient 99 % des actions. Le 20 avril, le staff d’IP visite sa nouvelle acquisition de Saillat-sur-Vienne.

En 1992, Jean-Luc Dominici (EFP 1976) qui a déjà effectué une partie de sa carrière dans les usines du groupe comme responsable de production à Saillat-sur-Vienne, puis comme directeur de l’usine du Souche (Vosges), arrive à Lancey pour y occuper le poste de directeur. En 1995, à la suite du départ de Jean-Paul Vivier, il est nommé président des Papeteries de Lancey. À cette date, en raison d'une rentabilité insuffisante, sont arrêtées les cartonneries trop anciennes pour tenir un rôle honorable dans l’âpreté du marché du carton.

En 1997, les conditions d’exploitation et les produits fabriqués à Lancey ne correspondant plus aux objectifs d’International Paper qui se sépare des Papeteries de Lancey. Les cadres de l’entreprise, avec la volonté de J.L. Dominici, reprennent à leur compte l’entreprise qui redevient indépendante. Une nouvelle structure, Lancey Investissement, dont Jean-Luc Dominici devient le président et l’actionnaire majoritaire (90 %) aux côtés de quatorze autres cadres de la société regroupés dans Lancey Partenaires, rachète toutes les actions détenues par International Paper.

Dernier logo des Papeteries de Lancey
Dernier logo des Papeteries de Lancey

Le 1er octobre 2002, Jean-Luc Dominici opte pour un rapprochement avec la holding Matussière & Forest SA, cotée en Bourse. L’intégration est concrétisée le 19 décembre 2002 pour permettre une complémentarité technique et commerciale nécessaire à la pérennité des Papeteries de Lancey. Le groupe M&F SA comprend alors deux filiales : les Papeteries M&F qui regroupent les anciennes usines du groupe, et les Papeteries de Lancey. J. L. Dominici, président des Papeteries de Lancey, devient directeur général délégué des papeteries M&F. Henri Kreitmann succède à Michel Soriano à la présidence de M&F SA, en octobre 2003.

En désaccord avec les dirigeants de M&F SA, après l’intégration des Papeteries de Lancey, Jean-Luc Dominici quitte la présidence de ces dernières en novembre 2004, mais reste actionnaire du groupe. Désormais, les destinées des Papeteries de Lancey sont liées à celles du groupe M&F SA qui dépose le bilan au printemps 2005. L'inondation de l’usine de Lancey en août 2005 aggrave la situation. En décembre 2005, le fonds de placement américain MatlinPatterson, rachète 97% du capital du groupe M&F SA qui ne comprend plus que quatre usines (Lancey, Voreppe, Saint-Girons et Turckheim). L’apport de MatlinPatterson est de 10 millions d’euros en capital et 40 millions d’euros en obligations convertibles. Pour honorer cet apport d’obligations, MatlinPatterson vend les centrales hydroélectriques de Lancey. Ceci montre bien que le véritable patrimoine monnayable des papeteries du Grésivaudan n’était pas leur outil de travail mais uniquement les centrales hydroélectriques qui couvraient une partie de leurs besoins énergétiques. La persistance de la crise économique et un déficit chronique record entraînent la mise en liquidation judiciaire définitive du groupe Matussière & Forest SA en septembre 2008 et provoque la fermeture définitive des Papeteries de Lancey la même année.

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