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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Un demi-siècle d'imprimerie à l'EFPG > Implantation de la section Imprimerie dans les années 80 Révision : 06 janvier 2006  
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG
Extrait du Bulletin de La Cellulose,
n°52, 2005
Mise en ligne : Janvier 2006

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III - Implantation de la section Imprimerie dans les années 80

En 1981, encouragés par les professions papetières dont le secrétaire général du syndicat Guy Richelet, les professions de l’imprimerie et le Ministère de l'Industrie -- dans lesquels Mrs Marjorie et Ogil ainsi que Mlle Colin jouent un rôle capital --, Claude Foulard et Robert Charuel créent la section "Imprimerie et Transformation" comportant 500 heures de cours spécifiques en 2e année et 500 heures spécifiques en 3e année, sur un total de 900 heures par année.

  Gérard Baudin  
Gérard Baudin

Cette même année des enseignants de l'École volontaires suivent un stage d’immersion et de formation de 42 heures en juin/juillet et de 44 heures en septembre au Lycée Jean Bart de Grenoble. Claude Foulard nomme Gérard Baudin, maître-assistant INPG récemment arrivé à l’EFP, responsable de la section Imprimerie et Transformation. Pour la mise en place des programmes et pour le démarrage, il est initialement aidé par René Chiodi, le personnel de l'École et Pierre Lauer qui enseignera un premier cours sur les rotatives. Gérard Baudin (enseignant à l'EFPG de 1978 à 2004), devenu professeur INPG en 1989, assumera la responsabilité de la section jusqu'à son décès en 2004.

  Olgierd Stanilewicz  
Olgierd 
Stanilewicz

L’objectif principal pour l'École est de recruter un enseignant capable d’enseigner le génie de l’imprimerie, qui serait l’équivalent de Robert Charuel qui dispense un cours de génie papetier pour la section papeterie. Certains industriels imprimeurs sont ainsi approchés dont Thierry Noel (promotion EFP 1970), directeur d’une papeterie bretonne. Des circonstances ne permettent pas cette solution et l'EFP recrute alors Olgierd Stanilewicz, professionnel polonais, ingénieur imprimeur dans son pays. Pris initialement comme boursier en 1981, il est embauché définitivement en 1982. Il a la lourde charge de créer les premiers enseignements techniques de la nouvelle section : il s'en acquitte de 1981 à janvier 1988, date de son départ de l'École.

  Michel Favergeon  
Michel Favergeon

Michel Favergeon, adjoint de René Pascal au service technique de l'École, est mis à la disposition de la section Imprimerie et Transformation en tant que responsable technique. Précieux collaborateur technique entré à l'EFP en 1966, spécialiste des Mac Intosh, il sera le personnage incontournable pour le démarrage puis la bonne marche de la section jusqu'à son décès en 2003.

 

  André Eymery, Mme Eymery et Émile Duteil  
André Eymery, Mme Eymery et Émile Duteil

En 1981, André Eymery (promotion EFP 1951) alors président de la Cellulose et Pdg de Dexter Brignoud, accepte la présidence de la Société Anonyme qui gère l'École, succédant ainsi à Henri Le Menestrel. André Eymery, très attaché à l'École et à son camarade de promotion Robert Charuel, n’est pas à l’époque très favorable à la création de cette section : il pense, à juste titre d’ailleurs, que la plus grande part du financement de l’opération sera supportée par la profession papetière et que cette réalité peut mettre en danger l’équilibre financier de l’EFP qui est une école privée. Malgré ses réticences, André Eymery se laisse peu à peu convaincre de la nécessité du rapprochement. Émile Duteil n’est pas étranger à cette évolution : imprimeur lyonnais mandaté à l’origine par la FFIG pour représenter la profession de l’imprimerie au sein de l'École, il s’implique sans relâche pour le bien et la renommée de celle-ci. En mars 1983, il est nommé vice-président de l’AGEFPI (association gestionnaire de l’EFPG qui succède en 1983 à l’ancienne AGEFP créée en 1976 et à la Société Anonyme créée en 1928). André Eymery et Émile Duteil formeront jusqu’en 1996 un tandem convaincu et uni au service de l’EFPG, afin de maintenir sa notoriété et son équilibre financier.

Les collaborations avec les industriels du secteur graphique s’intensifient. Celle avec Pierre Lauer au début des années 1980 est exemplaire. Alors directeur technique et responsable de la maintenance des rotatives du Progrès à Chassieu, il entreprend avec l'École, une étude originale et d’avant-garde sur les causes des casses sur rotatives. Dans cette étude initiée par Jean-Marie Serra Tosio et Ridha Kedadi dans le cadre d'un projet de fin d’études, puis poursuivie par Gérard Baudin, Michel Favergeon et Pierre Mondjian, l’EFP apporte son expérience sur le comportement du matériau papier et sur les techniques de mesure des vibrations par la pose et l’utilisation de jauges de contraintes. Ces relations enrichissantes avec l'École incitent Pierre Lauer, qui n'est pas ingénieur de formation, à présenter un diplôme d’ingénieur DPE dans la spécialité imprimerie. Ce projet passe nécessairement par l’habilitation de l’EFP à organiser les épreuves. Après le montage d’un dossier administratif assez lourd et après avoir été auditée, l’École Française de Papeterie obtient l’autorisation par le Ministère de l’Éducation Nationale et la Commission du Titre d’Ingénieur d’organiser les épreuves conduisant au titre d’ingénieur diplômé par l’État (DPE) dans les spécialités Papeterie, Imprimerie, Transformation du papier. Cette autorisation arrêtée le 10 février 1983 est publiée au J.O. le 20 février 1983. Pierre Lauer s’inscrit alors pour la session 1983 et prépare un dossier qu’il présente devant un jury formé de Maurice Renaud et Jacques Silvy (EFPG), H. Bouchayer (La Cellulose) et R. Crolard (Aussédat-Rey). L’entretien en présence du jury a lieu le 19 mars 1984 et la soutenance du rapport le 14 novembre 1984 à l’issue desquels Pierre Lauer est proposé à l’admission au titre DPE. Son admission définitive est entérinée lors de la réunion du jury national, session 1983, au Ministère de L’Éducation Nationale à Paris le 20 décembre 1984.
En dépit d'une soutenance des épreuves en 1984, Pierre Lauer devient théoriquement le premier véritable "ingénieur imprimerie, papeterie, transformation" diplômé en France puisqu’il appartient à la session 1983. Suivront les sept ingénieurs "imprimerie et transformation" issus de l’EFPG en 1984.

Lors du 75e anniversaire de l'École célébré le 23 septembre 1982 dans l’amphithéâtre Louis Weill du campus de Saint Martin d’Hères, les participants des deux professions (papeterie et imprimerie) sont accueillis par M. Paul Forest, alors président du Syndicat des Fabricants de Papiers, Cartons et Celluloses du Sud-Est. Dans leur allocution, Mrs Minier, président de la Copacel, et Patissier, co-président de la FFIG, expriment leur confiance et leur satisfaction dans ce rapprochement. Le sigle EFPG utilisé dès 1981 apparaît sur les plaquettes distribuées pour la circonstance.
A 18 heures suit l’inauguration des nouveaux bâtiments de l'École en présence de M. André Giraud, ancien ministre de l’Industrie. Ces nouveaux bâtiments sont ceux qui ont accueilli l'École suite à son déménagement de l’avenue Félix Viallet vers le campus universitaire en 1978.

En 1983, l'École crée en partenariat avec la FFIICG (Fédération Française de l’Imprimerie et des Industries Graphiques) le Centre de Documentation et de Prospective pour les Industries graphiques afin de fournir à l’ensemble des acteurs de la chaîne graphique la documentation scientifique et technique indispensable pour réfléchir et décider en maîtrisant mieux les évolutions techniques et la diversité du marché. Michel Bussière est nommé président de ce centre et Élisabeth Grasset (promotion EFP 1978), ingénieur documentaliste. Ce centre deviendra ensuite le CERIG en 1996 (centre d’études et de ressources des industries graphiques) afin de tenir compte des évolutions rapides du secteur de l'imprimerie (mise à disposition d’informations par Internet et mise en place d’une veille technologique) ainsi que pour accéder à de nouvelles sources de financements.

La première promotion d’ingénieurs Imprimerie et Transformation "made in EFPG" sort en 1984. Les sept premiers diplômés : Eric Baudier, Jérôme Besnard, Philippe Emery, Denis Gosset, Pascale-Anouck Marcellesi, Odile Songy et Aline Viallard ouvrent la voie et ont la lourde tâche de porter très haut le renom et les valeurs de l'École. Les garçons devront encore attendre un an pour rentrer dans la vie active pour cause de service militaire. Les trois demoiselles trouveront immédiatement un employeur, l'École disposant encore de 16 offres d’emploi dans cette branche.

Pour accompagner cette extension, 460 m² au sol, sur deux étages, de nouveaux bâtiments sont construits. Cette construction représente un investissement de 7 millions de francs investis entre 1984 et 1986 avec l’aide de la région Rhône-Alpes, du Ministère de l'Industrie et du Ministère de l'Éducation Nationale. Ces nouveaux locaux portent la surface totale de l'École à 5500 m². Ils sont inaugurés le 17 octobre 1986 en présence de Mrs Alain Carignon, ministre délégué à l’environnement et maire de Grenoble ; Jacques Calloud, président de la Copacel ; François Pic, co-président de la FFICG et président de l’AFOPRIG ; Daniel Bloch, président de l’INPG ; André Eymery, président de l’AGEFPI ; Emile Duteil, vice-président de l’AGEFPI ; Robert Charuel, directeur de l’EFPG ; Michel Bussière, président du CDPIG et de nombreuses personnalités du monde industriel, universitaire et de la société civile dont Bruno Dardelet imprimeur à Grenoble. Les effectifs des élèves de 1re année sont portés à 44.

La Commission du Titre Ingénieurs (CTI) reconnaît officiellement dans sa séance du 6 décembre 1988 le diplôme d’ingénieur Imprimerie et Transformation délivré par l'École sous le sceau de l’INPG. Elle officialise également l’intitulé de l'École : EFPG (École Française de Papeterie et des Industries Graphiques).
Cette même année, Jean-Luc Tourron, technicien professionnel de l’imprimerie rejoint l'École. Il devient rapidement l’homme incontournable de la section pour la mise en œuvre de tous les matériels utilisés dans la chaîne graphique de l'École, notamment après le départ d'Olgierd Stanilewicz en 1991.
À la rentrée de 1988, Maurice Renaud souhaite lier encore plus fortement les élèves et le personnel enseignant avec le milieu industriel. Les enseignants sont encouragés à participer à des actions de formation et de conseil dans les entreprises et les étudiants doivent réaliser le plus fréquemment possible leur projet de fin d'études (PFE) en relation avec des entreprises dans le cadre d'un contrat devant donner lieu à la production d'un résultat.

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