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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Histoire et évolution de la machine à papier > Une évolution liée aux besoins (première partie) Révision : 29 avril 2005  
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Rédaction : Septembre 2004
Mise en ligne : Novembre 2004

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II - Une évolution liée aux besoins
1 - Les premiers perfectionnements

La machine de Fourdrinier-Gamble devient alors opérationnelle industriellement et commence à apparaître dans les papeteries, en Angleterre d'abord, puis dans les pays européens. La première machine Fourdrinier en France démarre à Sorel dans l’Eure et Loir en 1811 pour le compte de Berthe -- ou Berte -- et Grevenich. La France possède 4 machines de ce type en 1827 : Berthe et Grevenich à Sorel, Canson à Annonay, Didot à Mesnil sur l’Estrée, Delcambre à Jean-d’Heurs.

Le développement de cette grande invention reste cependant laborieux et il ne devient effectif qu’à partir de 1830. Pendant tout le XIXe siècle, la machine « fourdrinier »  est fortement concurrencée par la machine à forme ronde mise au point par l'anglais John Dickinson, dont le brevet date de 1809. Ferdinand Leistenschneider d'origine lorraine, avait également, dès le début du siècle et avant Dickinson, mis au point une machine à forme ronde mais n'avait pas eu les moyens financiers pour déposer un brevet avant 1813.

La machine à papier à forme ronde de Dickinson, inventée en 1809
Figure 5 - Schéma de la machine à papier à forme ronde,
inventée par Dickinson en 1809 pour la fabrication industrielle du papier

De nombreux perfectionnements interviennent par la suite. En 1820, un Anglais, Thomas Crompton, met au point un cylindre en cuivre chauffé à la vapeur pour pré-sécher le papier hors de la machine à papier. Ces cylindres sécheurs seront ensuite intégrés à la machine fourdrinier. En 1833 on note par exemple leur présence à la papeterie de Firmin Didot à Mesnil-sur-l’Estrée dans l’Eure. Ces cylindres constitués alors en fonte améliorent considérablement le séchage et la qualité du papier.

En 1825 apparaît le “ dandy roll ” - rouleau égoutteur vergeur breveté par les anglais John et Christopher Phipps - qui est ensuite développé et utilisé par l’anglais J. Wilk. En 1826, Canson d’Annonay utilise pour la première fois une caisse aspirante installée sous la toile et reliée à un système de vide, facilitant ainsi l'égouttage et la fabrication des papiers lourds.

Donkin ajoute en amont de sa machine à papier un épurateur pour enlever les impuretés de la pâte pour lequel Richard Holson avait pris un brevet en 1830.

Cette machine n’évolue ensuite que très peu jusque vers 1890. On y ajoute quelques cylindres sécheurs supplémentaires pour augmenter sa capacité de production et une commande avec des poulies coniques. L'entraînement principal est réalisé par une turbine hydraulique ou une machine à vapeur.

En 1862, Christian Wandel aîné, papetier à la papeterie de MM J.C. Schwarz et fils, à Göppingen, invente l'épurateur rotatif avec passage de la pâte de l'intérieur vers l'extérieur d’un cylindre perforé. Il obtient une médaille d'argent à l'exposition universelle de Paris en 1867 pour son invention. Cet épurateur rotatif était très en vogue avant la première guerre mondiale et il équipait pratiquement toutes les machines de l'époque. Son épurateur est commercialisé initialement par la maison Wandel constructeur de machines et fabrique de toiles métalliques à Reutlingen dans le Wurtemberg, mais est très vite copié et réalisé par les autres constructeurs de matériel (Réf. : Revue "Le papier"; 22/11/1912, page 259).

Epurateur rotatif de pâte à papier du constructeur Wandel
Figure 6 - Épurateur rotatif du constructeur Wandel,
utilisé pour l'épuration de la pâte à papier

En 1867 apparaît un apprêteur ou lisse en bout de machine, alors que le premier lissage par calandrage mécanique du papier, mais hors machine, aurait été réalisé en Hollande vers 1720, à l’aide de cylindres en cuivre, polis. Le calandrage (passage de la feuille de papier entre des cylindres en pression pour améliorer son lissé) est certainement antérieur aux essais réalisés en Angleterre vers 1830, comme le prétendent les affirmations de Julius Grant parues à Londres en 1837 dans « Book and Documents ».

En Europe, la firme allemande Bruderhaus de Reulingen dans le Wütemberg, s’impose rapidement comme la spécialiste de la construction de ces machines et obtient la médaille d’or à l’exposition de Bruxelles en 1876 et à celle de Stuttgart en 1881.

Apprêteur ou lisse, utilisé pour le lissage du papier
Figure 7 - Apprêteur ou lisse installé sur machine à papier
dans la deuxième moitié du XIXe siècle
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