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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Rédaction : Septembre 2004
Mise en ligne : Novembre 2004

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IV - L'âge d'or et l'apogée du XXe siècle
2 - La course au gigantisme

En 1920 lorsque les conditions d'exploitation sont de nouveau revenues normales après la première guerre mondiale, deux firmes canadiennes : Abitibi Power & Paper et Belgo Paper prouvent avec des machines du constructeur anglais Walmsleys, de plus de 5 mètres de laize, que l'on peut en fait pour la rentabilité, concilier avec bonheur l'augmentation des largeurs et celle des vitesses, mettant ainsi un terme au conflit qui depuis près de 10 ans opposait les partisans des machines de 5 mètres de laize marchant à 180 m/mn et ceux des machines de 3,60 mètres marchant à 250 ou 270 m/mn.

En 1921 est atteinte la vitesse record pour l’époque de 360 m/mn et au début de l’année 1935 la firme anglaise Edward Lloyd Ltd de Kemsley commande à la société Walmsleys de Bury en Angleterre, une machine de 8,15 mètres de laize pour produire du papier journal à 425 m/mn ! Walmsleys fournit également une super calandre de 7,90 mètres de laize. Ces installations sont à l’époque les plus grandes du monde. En France, il faudra attendre 1990 pour voir les machines à papier installées atteindre, voire dépasser de très peu, ces largeurs fantastiques.

Vers 1930 apparaît la caisse de tête à chicanes avec lèvre supérieure amovible et déformable sur le sens travers à l'aide de tirez-poussez, type Van de Carr aux États Unis et Voith en Europe. Ces caisses permettent une amélioration de la formation par la maîtrise de la vitesse du jet et de son impact sur la toile.

Machine à papier M3 de l'usine de Facture, vers 1930
Figure 18 - Machine à papier M3 de La Cellulose du Pin à Facture, commune de Biganos.
Construite par Neyrpic et équipée d’un cylindre frictionneur Fullner de 3, 2 m de diamètre
pour produire des papiers d’emballage ; elle a démarrée le 14 octobre 1934

Entre les deux guerres mondiales, La firme Walmsleys qui sera ensuite associée au constructeur américain Beloit est la référence en matière de gigantisme. Elle confirme que l'on pouvait, effectivement, augmenter simultanément les laizes et les vitesses. Dans les années 1935-40 elle détient les records de la plus large machine pour pratiquement toutes les sortes de papier : journal, kraft, ingraissable et également pour les machines à formes rondes et pour les machines monocylindriques (machines yankee) sans oublier le record de la plus large super calandre.

Après la deuxième guerre mondiale on assiste à la naissance du groupe finlandais Valmet qui vient s'ajouter à la liste classique et déjà longue des grands constructeurs habituels : Allimand, Beloit, Black Clawson, Dominion, Dorriès, Escher Wyss, Neyrpic, Tampella, Voith et Walmsleys, pour ne citer que les plus importants. Beloit devient alors l’un des constructeurs les plus innovants.

En 1958 la machine la plus large au monde se trouve aux USA et ne mesure que 8,70 mètres de laize pour une largeur rognée de 8,40 mètres. L'augmentation de la laize depuis 1935 n'a donc été, compte tenu des contraintes mécaniques liées aux vibrations et flexions, que relativement modeste. En France, la Société Nouvelle de Papeterie sous le contrôle des papeteries Darblay (Sonopa) qui possède déjà deux machines à papier l'une de 5,30 et l'autre de 3,60 mètres de laize, commande à Walmsleys une machine destinée à être la plus productive du pays pour l'installer à Grand Couronne en aval de Rouen sur la seine. A la même date, Beloit reçoit la commande de deux machines de 6,80 mètres de laize utile prévues pour marcher à 600 m/mn, l'une pour La Chapelle Darblay à St Etienne du Rouvray (Seine Maritime) et l'autre pour la société Beghin à Corbehem (Pas de Calais). A cette époque la production du papier journal est très encadrée et le gouvernement français ne donne pas son accord pour l'installation simultanée de ces trois machines à papier journal pratiquement identiques. Seuls la Chapelle Darblay à St Etienne du Rouvray et Beghin obtiennent le précieux feu vert ! A cette même date, les papeteries de France installent, pour produire du papier couché on-line à Lancey dans l’Isère, une machine -- la machine 8 -- qui est considérée à l’époque comme la plus performante et la plus compliquée du monde dans sa catégorie. Cette construction nécessite le déplacement sur rail et en l’état sur près de 70 mètres, du « château », ancienne demeure d'Achille Bergès, fils d’Aristide Bergès le père de la « houille blanche ».

Machine à papier M8 de l'usine de Lancey (Isère)
Figure 19 - Machine à papier M8, table plate, installée aux Papeteries de France
à Lancey (Isère) en 1958 et construite par Beloit.
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