Accueil     Recherche | Plan     Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base  
logo CERIG Histoire de nos métiers Cerig 
  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Histoire et évolution de la machine à papier > L'évolution prévisible au XXIesiècle Révision : 27 avril 2005  
Page précédente
Précédent
Histoire et évolution de la machine à papier Retour au sommaire
Sommaire
   Page suivante
Suivant
Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Rédaction : Septembre 2004
Mise en ligne : Novembre 2004

Partagez sur Facebook
Rejoignez-nous

     
Voir aussi :
     

V - L'évolution prévisible au XXIe siècle

Au début du XXIe siècle, le gigantisme des technologies traditionnelles de production de pâte à papier et de fabrication des sortes courantes classe indiscutablement l'industrie papetière au rang “d'industrie lourde”.

Au niveau de la fabrication du papier il n’est pas raisonnable d’envisager la disparition du principe de la formation par la voie humide utilisée depuis l’époque des chinois. Malgré le coût du séchage, cette technique permet l’élaboration d’un matériau fibreux conservant aux produits fabriqués l’essentiel des caractéristiques et propriétés désirées qui ne peuvent être réalisées que grâce à l’action des tensions inter faciales développées par l’eau (citons en particulier la rigidité et l’aptitude au pliage inégalées dans le domaine de l’emballage).

Les grandes évolutions techniques porteront donc, dans un premier temps, essentiellement sur l’amélioration de régularité de la qualité compte tenu du développement de capteurs adaptés et sur l’augmentation des vitesses de production dont l'objectif sera d'atteindre sans aucun doute 150 voire 180 km/h, pour les grandes sortes, vers les années 2015-2020. Des équipements seront conçus pour atteindre ces vitesses fabuleuses. La feuille ne subira aucun tirage pour éviter les casses inévitables et sera totalement soutenue et guidée, sans cependant adhérer aux différents systèmes de soutien et transport pour ne pas modifier ses caractéristiques. C'est peut être à ce niveau que se situera la limite de vitesse de ces nouvelles technologies. Les deux grands constructeurs mondiaux actuels: Metso Paper (ex-Valmet) et Voith étudient la problématique. Ils possèdent même des prototypes tournant déjà à 2500 m/mn !

Machine à papier double toile hybride de Stora à Corbehem
Figure 39- Machine à papier M5 Euro 5 (double toile hybride) installée à Stora Corbehem (Pas de Calais).
Construite par Voith pour la fabrication de papiers pour magazines et catalogues de vente par correspondance

Pour la fabrication des papiers spécifiques à haute valeur ajoutée, les technologies classiques actuelles, de taille plus modeste, seront par contre encore utilisées.

Assisterons-nous cependant à la généralisation et à la pérennité de ce gigantisme, imposé par les scandinaves et l'Amérique du nord, qui ne permettra la survie que de quelques méga entreprises "homovores" se partageant le marché en imposant leur prix ? Cette tendance unique amorcée à la fin du XXe et au début du XXIe s'essoufflera certainement devant un nouvel ordre moral et plus humanitaire. Chaque pays ou zone communautaire géographique de pays, sera obligé, compte tenu de cette course au gigantisme et de la déréglementation sauvage, de prendre en compte la gestion de ses propres matières premières, de ses propres déchets et de la protection de son propre environnement. Cela sera nécessaire pour assurer sa propre survie et celle de ses habitants.

Pour intégrer alors cette nouvelle donne et pour accompagner la croissance indispensable des pays en voie de développement, nécessaire pour un équilibre économique mondial, des technologies de tailles plus humaines plus souples et moins capitalistiques continueront d'être commercialisées. Ces technologies s'adapteront aux nouveaux marchés concernant les papiers du futur dits "papiers intelligents", très diversifiés, y compris pour une même sorte, et qui seront le résultat de la recherche et de l'intelligence humaine.

Ces nouvelles technologies rendues modulaires, donc moins coûteuses, seront fiables, silencieuses, et permettront la maîtrise de la qualité, de la sécurité, et des facteurs d’impact sur notre environnement et notre vie.

D’autres techniques, déjà étudiées mais partiellement abandonnées, reviendront peut-être dans les prochains programmes et développements de recherche pour intégrer de nouvelles contraintes techniques et économiques. On peut citer la formation haute concentration (entre 5 à 10 %) qui permettrait de limiter de façon considérable les consommations d’eau et d’énergie et également la formation tubulaire développée par le Centre Technique du Papier de Grenoble sur une idée de Jacquelin en 1968-69 et qui permettait l’obtention d’une feuille présentant un épair inégalé et une orientation des fibres maîtrisée.

Page précédente
Précédent
Retour au sommaire
Sommaire
Page suivante
Suivant
  Accueil | Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base  
Copyright © Cerig/Grenoble INP-Pagora
Mise en page : J.C. Sohm