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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée > Impression à plat avec la lithographie Révision : 25 janvier 2010  
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Plomb, lumière et silicium :
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose, 2009
Mise en ligne : Janvier 2010

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VII - Impression à plat avec la lithographie

  Aloys Senefelder  
Figure 17 - Aloys Senefelder

Aloys Senefelder, né à Prague en 1771, s’oriente vers la musique et devient compositeur [Figure 17]. Sans éditeur et peu fortuné, il décide de diffuser lui-même ses œuvres en les gravant sur une pierre lisse et tendre, très commune dans la région de Solenhofen, en Bavière.

Ce choix s’impose à lui car le cuivre utilisé à l’époque pour réaliser des gravures à l’eau-forte est trop cher. Comme le font les aquafortistes avec le vernis sur le métal, il dépose sur sa pierre une couche d’une substance de sa composition puis exécute un dessin à l’aide d’une pointe qui enlève cette substance. Après l'action de l’eau-forte, le dessin apparaît en creux. Un jour de 1796, sa mère lui demande de noter la liste du linge confié à une blanchisseuse. Faute de papier, il utilise l'une de ses pierres polies sur laquelle il inscrit la liste avec une encre à la cire qu’il emploie ordinairement pour ses retouches. Plus tard, avant d’effacer la liste pour récupérer sa pierre, il a l’idée de la soumettre à l’eau-forte et après quelques minutes, sous l’action de cette dernière, la liste apparaît en relief.

Par la suite, il utilise cette technique, qu’il appelle lithographie mécanique, pour ses impressions en encrant les parties en relief. Pour remédier à l'inconvénient de cette technique – le dessin ou l’écriture doit être exécuté à l’envers –, il utilise un papier gommé sur lequel il écrit à l’endroit avant de reporter l’écriture sur sa pierre. Pour cette opération, il utilise une encre grasse pour qu’elle ne s’imbibe pas et ne s’étale pas. Lors de ses nombreuses manipulations, constatant que l’encre grasse ne se mélange pas avec l’eau, il exploite cette propriété pour supprimer le relief ouvrant ainsi la voie, en 1799, au procédé d’impression à plat baptisé lithographie chimique. Une nouvelle technique d’impression est née [Figure 18].

Pierre lithographique
Figure 18 - Pierre lithographique. Zones en noir reçoivent l’encre grasse,
ensuite transférée sur une feuille de papier par contact et pression
avec une presse lithographique.
Impression lithographique
Vidéo 1 - Impression
lithographique
[You Tube]

Adoptée pour la reproduction des illustrations, la lithographie chimique devient rapidement une pratique reconnue au point qu'une Ordonnance du Roi du 8 octobre 1817 assimile les imprimeurs lithographes à leurs confrères typographes.

Dans ses incessantes recherches pour améliorer le procédé, Senefelder entrevoit la possibilité de remplacer la pierre par une plaque de zinc ayant à peu près les mêmes caractéristiques hydrophiles que la pierre. Son idée est reprise par d’autres imprimeurs et à partir de 1828, le Français Brugnot remplace la pierre par une plaque de zinc qui peut se fixer sur un cylindre. Il utilise ce procédé pour imprimer des cartes géographiques et dépose un brevet en 1834.

En 1860, Hippolyte-Auguste Marinoni (1823-1904) et Henri Voirin (1827-1887) utilisent une presse mécanique lithographique plate pouvant être équipée de pierres ou de plaques de zinc. Ce système est plus économique et plus souple que la gravure en relief ou en creux pour imprimer des images accompagnant les textes. En 1868, Marinoni passe directement à la rotative avec sa Rotométal pour produire des affiches, imité par Voirin en 1887.

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