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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée > Le pochoir et la sérigraphie Révision : 25 janvier 2010  
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Plomb, lumière et silicium :
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose, 2009
Mise en ligne : Janvier 2010

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XIV - Le pochoir et la sérigraphie

Le pochoir consiste à promener une brosse (parfois, un tampon) chargée d’encre au-dessus d’une plaque, appelée patron, de carton ou de métal léger, ajourée pour délimiter une zone de couleur. Cette technique est ancienne. Pour certains auteurs, son origine remonte au roi fondateur de la dynastie des Ostrogoths signant, selon la légende, en suivant au stylet les découpures d’une plaque d’or. Plus tard, l’Empereur d’Orient Justin 1er (450-527) et Charlemagne (742-814) utilisent ce même artifice. Pour d’autres auteurs, ne prenant en compte que la reproduction d’images, cette technique est due aux Japonais et aux Chinois qui l’emploient pour décorer leurs vêtements de cérémonie. Au XIVe siècle, le pochoir sert à colorier les images populaires et les cartes à jouer. Les cartiers sont les premiers à l’utiliser de façon artisanale. Les premiers papiers peints et les tentures murales en tissu et en soie sont également imprimés selon cette méthode [Figure 37].

Estampe imprimée 
   par la technique du pochoir par les Ateliers Renson
Figure 37 - Estampe imprimée par
la technique du pochoir
par les Ateliers Renson

De nos jours, il subsiste peu d’ateliers utilisant le pochoir. Le plus célèbre est l’Imagerie d’Épinal dont les productions ont enchanté notre enfance. Sous condition de nombreux passages, ce procédé permet de reproduire fidèlement tous les coloris mais pour un nombre limité de tirages [Figure 38].

Image d’Épinal 
   imprimée au pochoir représentant Gutenberg dans son atelier d’impression
Figure 38 - Image d’Épinal imprimée
au pochoir représentant Gutenberg
dans son atelier d’impression

La sérigraphie ou impression à l’écran de soie (silk screen) consiste à forcer, avec une racle, l’encre à passer à travers un tamis. C'est le prolongement industriel du pochoir. Les zones imprimantes poreuses pour laisser passer l’encre et les zones non imprimantes restées imperméables sont démarquées à l’aide de méthodes faisant appel aux matériaux photosensibles. Le dépôt d’encre très épais assure une impression puissante, appréciée en publicité : un avantage cependant contrebalancé par la difficulté de séchage de l’encre du fait de cette épaisseur. Cette lenteur au séchage limite les cadences et la productivité.

Autre problème : la reproduction des demi-teintes est hasardeuse. Les supports utilisés sont variés : papier, verre, métal, bois, tissu, cuir, etc. Outre des applications à des fins artistiques ou publicitaires, la sérigraphie est utilisée de longue date par l’industrie textile et, en particulier, par les soyeux lyonnais. Son usage industriel a été remis à l’honneur après la Seconde Guerre Mondiale et elle permet l’utilisation de n’importe quel type d’encre, en particulier les encres conductrices pour l’impression des circuits intégrés.

De nos jours, outre les en-têtes de lettre et les cartes de visite, le champ d'application de la sérigraphie à plat comprend les affiches, les pancartes, les étiquettes et les présentoirs sur les lieux de vente (PLV). La sérigraphie rotative sert à imprimer des produits poreux et absorbants dont les non-tissés. L’ancien écran de soie est remplacé aujourd'hui par des toiles métalliques ou plastiques à base de nylon ou de polyester.

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