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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée > Encres et couleurs minérales, végétales et animales Révision : 25 janvier 2010  
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose, 2009
Mise en ligne : Janvier 2010

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XV - Encres et couleurs minérales, végétales et animales

Dans sa conception initiale, une encre est le mélange homogène d’un véhicule – eau, huile, résine, solvant – et d’un pigment coloré solide, pulvérulent ou finement divisé.

Dès l’âge des cavernes, l’homme utilise des pigments minéraux qu’il malaxe avec des matières grasses d’origine animale dans des cavités puis dans des mortiers de pierre. Parmi les premières couleurs d’origine minérale, il y a l’ocre (terre de Sienne), la terre de manganèse, la chaux et le charbon [Figure 39].

Grotte de Lascaux en Dordogne - 
   Dessin au manganèse noir sur la roche calcique datant de plus de 17 000 ans
Figure 39 - Grotte de Lascaux en Dordogne -
Dessin au manganèse noir sur la roche calcique
datant de plus de 17 000 ans

Plus tard, les couleurs sont extraites du règne végétal et animal : elles sont utilisées pour la teinture des étoffes (colorants du règne animal), des peaux et du cuir.

La découverte des couleurs dérivées du goudron de houille date du XIXe siècle. Pour obtenir une couleur minérale, il est possible de recourir à certains minerais successivement broyés, lavés et calciné. C'est le cas pour la baryte, le spath, la chaux, la craie, le talc qui donnent des blancs. Les ocres de la terre de Sienne donnent des jaunes, les oxydes de fer du rouge et le graphite du noir.

D’autres colorants sont issus de réactions chimiques. Le blanc fixe est par exemple un précipité de sulfate de baryum par action du chlorure de baryum avec un sulfate soluble. Le bleu outre-mer ou bleu Guimet (du nom de son créateur) est un substitut du lapis lazuli, une pierre d’un bleu azur constituée d’un silicate d’alumine, de chaux et de soude.

Certaines plantes peuvent également produire des couleurs par lessivage, fermentation ou oxydation à l’air. C’est le cas de l’indigo (bleu issu de plantes indigogènes dont l’indigofera tinctoria, l’indigofera anil et l’indigofera argentea, légumineuses des Indes ou d’Amérique) et de la garance (rouge issu des racines d’une rubiacée : la garance ouRubia Tinctorum).

Les couleurs sont ensuite obtenues à partir de l’aniline industrielle, issue du goudron de houille, découverte et caractérisée en 1834 par Friedrich Runge (1795-1867). Ses travaux sont à l’origine de la chimie des colorants artificiels, grande spécialité allemande, travaux poursuivis par ceux de August Wilhelm von Hofmann (rouge d’aniline ou fuchsine, en 1843), William Henri Perkin (violet d’aniline, en 1856), Charles Girard et Georges de Laire (bleu d’aniline ou bleuine, en 1860). La découverte de tous ces colorants a suscité la création des entreprises Bayer et BASF.

Parmi les couleurs animales, plus rares, citons le carmin, issu d’une cochenille du Mexique ou d’Amérique centrale, le pourpre extrait de la sécrétion d’une limace d’Afrique, et le brun intense provenant de la seiche qui libère et projette une substance, la sépia, pour protéger sa fuite [Figure 40].

Élevage de cochenilles sur un arbrisseau 
   de la famille des Opuntia
Figure 40 - Élevage de cochenilles sur un arbrisseau
de la famille des Opuntia.
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