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  Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée > Flexographie et emballage : développements liés Révision : 25 janvier 2010  
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Plomb, lumière et silicium :
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG

Extrait du Bulletin de La Cellulose, 2009
Mise en ligne : Janvier 2010

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XVI - Flexographie et emballage : développements liés

Avec le développement économique de la deuxième moitié du XIXe siècle, la transformation et la distribution des produits d’usage courant s'industrialisent.

Pour accompagner cette évolution, Louis Chambon (1861-1932), ingénieur d’origine ardéchoise, diplômé de l’École des Arts et Métiers d’Aix-en-Provence, conçoit en 1887 la première rotative transformatrice de petit format. Initialement, il fabrique des cartes à jouer. Il installe une usine de construction mécanique à La Voulte sur les bords du Rhône, où, grâce à son génie inventif, sont fabriquées des machines automatiques pour imprimer et transformer les papiers et cartons. Destinés à supprimer la fatigue des ouvriers et à augmenter les cadences de production, ces prototypes sont constamment primés lors des expositions internationales.

Parmi les productions automatisées par les machines Chambon, figurent les cigarettes, les timbres-poste, les emballages de chocolat, les paquets de café, les boîtes de lessive, les tickets de tramway et de métro, les étiquettes de bouteille,etc [Figure 41]. Citons aussi l’emballage du sucre avec la mise au point d’une machine pouvant mouler et empaqueter les morceaux de sucre. Ces machines sont présentes dans le monde entier. En 1913 par exemple, le gouvernement austro-hongrois en commande 50 exemplaires pour fabriquer et empaqueter des cigarettes.

Machine à transformer le papier à cigarettes
Figure 41 - Machine à transformer le papier à cigarettes

La filiale britannique Chambon Ltd, créée en 1913 à Londres, participe à l’effort de guerre puis construit des rotatives pour les grands tirages d'imprimés destinés au marché britannique. Une autre filiale est implantée à New York en 1929. Les machines Chambon sont la référence mondiale tout au long du XXe siècle et il n'est pas étonnant que l’entreprise, après sa fermeture en 1975 suite à des difficultés financières, soit rachetée par Komori. Le groupe japonais poursuit la maintenance des machines, mais bénéficie surtout du savoir-faire de la petite firme ardéchoise.

Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, apparaît une multitude de machines destinées à transformer les papiers et cartons. Souvent conçues par des ingénieurs mécaniciens créatifs et ingénieux, mais souvent isolés, elles n’atteignent malheureusement pas la notoriété des machines Chambon.

La flexographie est un procédé dérivé du procédé à l'aniline inventé par les frères Holweg en 1903, dont le terme est adopté vers 1953. Ils  utilisent un cliché souple, en relief et en caoutchouc, et des encres à solvant très volatiles. Cette technique est utilisée à l’origine pour imprimer à bas prix des papiers Kraft servant à la fabrication de sacs d’emballage pour les matériaux de construction : ciment, chaux, etc.

Ce procédé sert ensuite à l'impression de sacs, d’étuis et de boîtes en mono ou polychromie, destinés à emballer des produits alimentaires. Dans les années 196, le développement des hypermarchés et le rôle essentiel de l'emballage sur le linéaire plus de 50 % de la décision d'achat est imputée à l'attrait et à l'évocation de l'emballage entraîne l'essor de la flexographie [Figure 42].

La Flexiane®, presse flexographique de Grenoble INP-Pagora, fabrique et imprime des étiquettes
Figure 42 - La Flexiane®, presse flexographique de Grenoble INP-Pagora, fabrique et imprime des étiquettes

La technique est améliorée dans les années 1970-1980 par le recours aux clichés photopolymères (le cyrel et le nyloprint), de cylindres gravés (anilox) et de racles permettent d'imprimer en quadrichromie et plus. La flexographie s'accommode de tous les supports : carton ondulé, carton plat, papier, ouate, tissu et supports non absorbants comme les films cellulosiques et les acétates, le PVC, les films plastiques, l’aluminium etc. Au début du XXIe siècle, le procédé utilise des linéatures allant jusqu'à 150 lignes au pouce et plus, mais le carton ondulé représente encore 95 % des tonnages de l'ensemble des supports imprimés en flexographie.

L'expansion des rotatives transformatrices est liée à la société de consommation et au développement de l’emballage imprimé majoritairement (hors carton plat) par héliogravure et flexographie. Ces deux procédés utilisent des encres à solvants ou à l’eau. Avantage : ils permettent des impressions couleur et de qualité sur n’importe quel support qu’il soit absorbant ou non avec des coûts de production compétitifs. De plus, ces rotatives sont équipées de dispositifs qui peuvent découper, plier, coller, sur-imprimer, pelliculer, gaufrer, dorer à chaud, numéroter, perforer, etc. : cela permet la production industrielle à forte cadence d'emballages destinés à la protection, au transport, au stockage, à la commercialisation, à l’information et au marketing de tous les produits au service de nos sociétés de grande consommation.

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