Contrat d’Étude Prospective des Industries de la Communication Graphique en Rhône-Alpes Juillet 1998
Rapport Document du GIRISE, mis en ligne par le CERIG
Chapitre 1 Les industries de la communication graphique en Rhône-Alpes & les entreprises

Avec ses 1400 entreprises, l’industrie graphique de Rhône-Alpes réalisait (en 1995) 7,3 % du CA de la branche (France entière), employait 7,6 % des effectifs et comptait 11,1 % des entreprises de 10 salariés ou plus. Du point de vue des marchés et productions Rhône-Alpes est spécialisée dans l’imprimerie de labeur et le conditionnement - l’édition étant peu représentée*. La région représente les 2/3 de l’ensemble du grand Sud-Est (Auvergne, Côte d’Or, Saône & Loire, Rhône-Alpes & Provence-Alpes-Côte d’Azur) en termes de CA, d’entreprises (10 salariés et plus) et d’emplois**.

  *  Les industries graphiques région Rhône-Alpes, FICG, octobre 1996.
**  Industries Graphiques, novembre 1997.
Un secteur de TPE & PME face à une concurrence nationale & européenne

Les 1400 entreprises des industries de la communication graphique de Rhône-Alpes, sont majoritairement des TPE ou des PME plutôt petites : 1000 entreprises employant des salariés dont 210 entreprises comptant 10 salariés ou plus, occupant plus de 6000 salariés sur les 9000 de la branche. La branche comptait 400 entreprises sans salariés et un millier de non salariés (notamment de professionnels libéraux du prépresse).

Le mouvement de regroupement se poursuit, parallèlement à la croissance de PME importantes - notamment en impression, en raison des investissements coûteux. On observe également (surtout en impression) des réinstallations (nouveaux locaux, en général vers la périphérie des agglomérations) concomitantes à une modernisation de la production et de la logistique.

La plupart des entreprises sont en concurrence avec des entreprises d’autres régions (ex : imprimés publicitaires, l’une des spécialités régionales). La plupart des entreprises ont maintenant à faire face à une concurrence européenne, non seulement au sein de l’Europe des 15, mais de plus en plus de certains PECO (Hongrie, Pologne, République Tchèque notamment) où les imprimeurs allemands "délocalisent" avec leurs fournisseurs d’équipements. Toutefois, en impression, les TPE et PME régionales sont majoritairement spécialisées dans l’offset feuille à feuille (plus de la moitié de la production du Sud-Est), moins directement concurrencé par la "roto"* de plus en plus concentrée et robotisée.

* rotative offset (papier en bobine et non en feuilles).

Par contre, des petites entreprises font toujours des "travaux de ville" pour une clientèle de proximité. Elles sont de plus en plus concurrencées par les reprographes et l’impression en interne (bureautique et reprographie). Elles perdent de plus en plus les travaux de sous-traitance qui leur étaient habituellement confiés. Leur survie est parfois problématique.

ÉVOLUTIONS & STRATÉGIES DES ENTREPRISES
CONCENTRATIONS & REGROUPEMENTS

Parallèlement à la reprise d’activité depuis plus d’un an, la branche connaît des évolutions contrastées :

 

une concentration et un développement de "grosses PME" (souvent après reprise par un groupe) s’équipant en matériel très performant qu’elles doivent rentabiliser, mais qui leur permettent de prendre des marchés dans un contexte de forte pression sur les prix ;

la modernisation de TPE et petites PME indépendantes se repositionnant en fonction de leurs points forts (technicité, service, délais) et intégrant les nouvelles technologies en amont comme en aval de leur activité principale ;

les difficultés de survie et/ou de succession de TPE ou PME qui ont pris du retard en matière d’équipements ou compétences.

Le mouvement de disparition ou de reprise d’entreprises devrait se poursuivre, d’où une réduction certaine du nombre d’entreprises (surtout en prépresse, ensuite en impression, plus rarement en finition). Ces disparitions d’entreprises et réduction d’effectifs touchent surtout les TPE et petites PME (moins de 50 salariés) dont la pérennité est un enjeu vital pour la branche (notamment en Rhône-Alpes). A cet égard "La marge de manœuvre.. est étroite. Les entreprises devront faire preuve d’une plus grande rigueur dans le choix de leur positionnement sur le marché par une recherche innovante de créneaux porteurs (niches).. (car) l’entreprise polyvalente ou généraliste apparaît comme la plus menacée à terme". Il leur faudra "présenter une offre de haute technologie, réactive aux évolutions incessantes du marché.. répondre à des besoins de plus en plus ciblés et à des exigences de plus en plus forte des prescripteurs, donneurs d’ordre" *.

* Industries Graphiques, n° 470, mai 1998.
LES STRATÉGIES DES ENTREPRISES
UNE PRESTATION DE SERVICE COMPLÈTE & LA MAÎTRISE DE LA CHAÎNE GRAPHIQUE

En prépresse, la stratégie dominante est la prise en charge de la totalité des prestations, quitte à sous-traiter partiellement pour certaines spécialités (ex : le multimédia *) ou des formats exceptionnels.

       *  D'après le dictionnaire Hachette sur cédérom, le multimédia est la "technique permettant de rassembler sur un même support des moyens audiovisuels (textes, sons, images fixes et animées) et des moyens informatiques (programmes) pour les diffuser simultanément et de manière interactive".

Les imprimeurs, amenés à imprimer d’après des fichiers numérisés tendent de plus en plus à élargir leurs compétences et à s’équiper en prépresse pour offrir un service complet à leurs clients, mieux contrôler la qualité et les délais (de plus en plus courts). En impression, la tendance générale est au passage à l’offset 4 couleurs ou plus* en feuille à feuille ou en continu**. Des entreprises sont spécialisées en sérigraphie ou en flexographie***. Quelques-unes sont déjà équipées de nouvelles machines d’impression offset numérique****.

Il faut quatre couleurs pour imprimer en couleur (quadrichromie), la cinquième couleur étant un aplat monochrome (ou un vernis). Les machines à huit couleurs permettent d'imprimer les deux faces en quadrichromie, celles à neuf couleurs avec un aplat ou vernis sur une des faces.
**  Impression sur bobine de papier
***  Impression sur tous supports (ex. : plastique, verre, métal) à partir d'une forme imprimante souple
****  Impression directe (sans plaque) à partir d'un fichier numérique (texte, images)

En finition, les entreprises élargissent leurs prestations. La plupart font toutes les opérations classiques de finition (massicotage, pliage, rainurage, assemblage). Les plus importantes étendent leurs activités vers l’aval (marquage, conditionnement routage/logistique).

Les imprimeurs tendent plus souvent à sous-traiter la finition, alors que les entreprises de finition cherchent au contraire à en étendre leurs prestations dans la finition proprement dite et en aval (conditionnement, routage) - quitte à sous-traiter elles aussi.

LES DIFFICULTÉS DES TPE & PETITES ENTREPRISES :
DES PRIX EN BAISSE & DE GROS INVESTISSEMENTS À RÉALISER

Les TPE et petites PME qui constituent l’essentiel des entreprises des industries de la communication graphique en Rhône-Alpes rencontrent de façon plus ou moins aiguë les problèmes du secteur :

une concurrence forte et permanente sur les prix que l’augmentation des volumes ne compense pas, sauf à réaliser constamment des gains de productivité et d’autres économies (ex : "gâche" de papier, d’encre ou de clichés) ;

la nécessité de gros investissements pour renouveler leur matériel et leurs logiciels (en prépresse) ;

des obligations réglementaires nouvelles (sécurité des machines, dépollution) qui les obligent à renouveler du matériel amorti, mais encore utilisable ;

des équipements beaucoup plus productifs qu’il faut "faire tourner", notamment en mettant en place des équipes ;

des besoins en locaux pour des entreprises à l’étroit en ville ou en forte expansion.

Informer et aider les TPE et petites PME à anticiper et assurer ces évolutions justifie une action collective de la branche avec ses partenaires pouvant constituer l’un des volets du futur contrat d’objectifs.

Pour les représentants des salariés, ces "gains énormes de productivité, dus pour une part aux progrès technologiques" sont aussi l’effet de la baisse des effectifs et de l’"aggravation des conditions de travail des salariés"*.

* Rapport du congrès FILPAC-CGT de Strasbourg (8 au 12/3/98)
DES MARCHÉS EN ÉVOLUTION, DES MARCHÉS EN RÉGRESSION, MAIS AUSSI DE NOUVEAUX MARCHÉS

Comme dans toute économie concurrentielle, certains marchés sont en régression et pénalisent les entreprises spécialisées qui ne peuvent pas facilement trouver d’autres marchés ou activités :

le continu (concurrencé par l’édition directe en sortie informatique) et l’étiquette (réalisée en interne ou concurrencée par de grandes entreprises automatisées) ;

les petits tirages banalisés, les travaux administratifs (faits de plus en plus en interne), les "travaux de ville" (également en interne ou en reprographie) et autres travaux traditionnels (notamment en typo) ;

le brochage (intégré à l’impression par les grandes entreprises).

Mais des marchés se développent sur lesquels de nombreuses entreprises rhônalpines des industries de la communication graphique sont bien placées  :

les petites séries ("courts tirages") impliquant le recours à des offset plus performantes et/ou à d’autres technologies (xérographie, offset numérique) ;

de nouveaux marchés ouverts par des innovations (ex : impressions sur grande largeur au traceur à jet d’encre) ;

les travaux très "techniques" et le prépresse de "haute qualité" (images, couleurs), certaines technologies (ex : la flexographie) ;

le façonnage avec routage, des services (ex : logistique, gestion de fichiers en prépresse) ;

des emballages innovants ou très spécifiques, l’étiquetage et l’impression sur emballage, la personnalisation (conditionnement, finition) ;

d’une façon générale, les imprimés publicitaires ou de communication ;

les très grandes séries assurant un avantage concurrentiel aux grosses PME régionales les mieux équipées.

L'IMPRESSION NUMÉRIQUE ET LE MULTIMÉDIA : ENCORE PEU DE MARCHÉS POUR LES INDUSTRIES GRAPHIQUES EN RHÔNE-ALPES

La FICG s’intéresse depuis longtemps au multimédia. Elle participe notamment à un regroupement (l’Union Française Multimédia) des professions qui sont concernées par un secteur qui fait parfois penser à une "jungle"*. Mais les investigations ont confirmé que le multimédia comme l’impression offset numérique ne sont pour le moment que des activités marginales de "défricheurs" ou de "veilleurs". La branche fait d’ailleurs réaliser une étude sur ces marchés, ces technologies et leurs métiers émergents.

* Voir la revue "Industries Graphiques" de mars/avril 1998.

Les entreprises du prépresse plus encore que les imprimeurs devront intégrer des activités et métiers "multimédia" pour rendre un service complet à leurs clients et ne pas voir échapper certains marchés. Elles devront notamment (certaines le font déjà) être capables de traiter des fichiers destinés aussi bien à l’impression proprement dite qu’à d’autres supports (ex : cédérom) ou modes de diffusion (ex : site Internet). D’où le besoin de nouvelles compétences, aussi bien pour le personnel en place que pour les jeunes entrant dans la branche (cf.  infra).

Des technologies en évolution rapide, mais incertaine, vers le "tout numérique"

Les industries graphiques connaissent des évolutions technologiques aussi rapides qu’incertaines, les procédés et matériels évoluant sans cesse. Le phénomène principal est le passage au "tout numérique" du pré-presse à l’impression. Dans le "pré-presse"* les nouveaux systèmes intégrés permettent de traiter directement les fichiers numérisés (texte/image) transmis par les clients (ou leurs agences de communication) et de produire directement les plaques. Les matériels et les logiciels évoluent si rapidement que les entreprises doivent conserver des équipements et procédés en cours d’obsolescence tout en s’équipant de nouveaux systèmes dès leur apparition sur le marché.

* saisie, traitement du texte et des images, mise en page, etc.

Les imprimeurs, qu’ils aient ou non un service prépresse intégré reçoivent de plus en plus des fichiers numérisés plutôt que des films*. Ils doivent être capables (équipements, logiciels et personnels) de traiter ces données et de produire leurs plaques. D’où une tendance à l’intégration ou à la réintégration du prépresse dans les imprimeries.

* le film sert à fabriquer la plaque offset et à tirer des épreuves.

Dans l’impression les matériels évoluent à la fois en productivité et en performances. Les nouvelles offset à plusieurs couleurs sont devenues indispensables pour répondre aux demandes des clients (la plupart des documents, publicitaires ou non, sont maintenant imprimés en quadrichromie*). Les machines récentes réduisent les temps de calage** et "roulent"*** à des cadences bien plus élevées. Elles intègrent maintenant des réglages automatisés et des contrôles numériques de qualité (colorimétrie****, repérage).

quatre couleurs de base (pour obtenir des documents en couleur).
**  temps de réglage, encrage, etc. entre 2 tirages différents.
***  signifie "impriment".
****  mesure et contrôle de la fidélité des couleurs.
L'IMPRESSION : VERS UNE INDUSTRIE TRÈS AUTOMATISÉE & PRODUCTIVE
DES OPÉRATEURS MOINS NOMBREUX & PLUS POLYVALENTS

En impression, la tendance la plus lourde (dans tous les sens du terme) est l’industrialisation d’une activité encore assez artisanale passant à une production automatisée à fort débit. Les nouvelles rotatives offset permettent un gain de productivité de l’ordre de 1 à 4. Ces équipements performants et coûteux (de 10 à 40 MF pour une "roto") sont rentabilisables seulement avec un taux d’utilisation élevé - donc la mise en place d’équipes : le travail posté rendu indispensable par ces nouvelles machines induit d’importants recrutements. Mais les TPE et PME rhônalpines étant plutôt équipées pour l’offset feuille à feuille doivent et peuvent suivre les évolutions de ces matériels (quadrichromie, robotisation) dont le coût reste abordable (de l’ordre de 1 à quelques MF, soit un ordre de grandeur de moins qu’en "roto").

Du point de vue du personnel, ces nouvelles offset, plus productives et automatisées (changement des plaques, "calage", manutention) exigent moins d’opérateurs, plus polyvalents (connaissances de maintenance de premier niveau, d’informatique industrielle et gestion de production) et de nouveaux techniciens (notamment pour l’informatique industrielle et l’encadrement d’atelier). C’est pourquoi de plus en plus d’entreprises recrutent de nouveaux types de conducteurs (ex : opérateur formation BAC F1), parfois de niveau supérieur au baccalauréat (STI) ou BTS.

MOINS D'ÉVOLUTIONS EN FINITION

En finition, les évolutions en cours sont moins importantes, mais la finition connaît une tendance générale à l’automatisation et l’informatisation des opérations jusqu’à présent mécaniques et manuelles. L’autre évolution est l’élargissement des prestations (ex : "personnalisation"*, routage, logistique) déjà signalée. La finition reste largement une activité de manuel(le)s,de "bons OS", où le principal goulet d’étranglement est le manque de massicotiers, ainsi que de papetières !!

* notamment du marquage (par ex: destinataire) d’un emballage.
DES ÉVOLUTIONS TECHNOLOGIQUES PEU LISIBLES POUR LA PLUPART DES ENTREPRISES

Les investigations ou des rencontres professionnelles (Salon de 1997, réunion à la SEPR avec des fournisseurs) ont montré que la plupart des entreprises sont perplexes devant les évolutions des technologies et matériels - les fournisseurs eux-mêmes étant à la fois "cachottiers" par crainte de la concurrence et incertains sur le futur "état de l’art". La FICG organise des réunions d’information avec ses adhérents qui souhaitent ne pas être tributaires des fournisseurs. Elle vient de mettre en place un groupe de travail sur les nouvelles technologies (animé par un professionnel de Rhône-Alpes).

Le réseau des TPE et PME régionales a besoin d’une telle démarche pour anticiper et suivre les évolutions sans (sur)investir à contretemps.

PLUS DE SERVICES, DE LA QUALITÉ & DES DÉLAIS PLUS COURTS
ÉLARGIR LES COMPÉTENCES & L'AUTONOMIE DU PERSONNEL, MIEUX S'ORGANISER

Comme d’autres branches industrielles, les entreprises des industries graphiques sont confrontées à l’exigence de plus en plus incontournable de services, de qualité et de délais dans un secteur souvent en "bout de chaîne".

La qualité, de façon formalisée (notamment la certification) ou non est devenue une nouvelle exigence : la moitié des entreprises enquêtées avaient engagé ou allaient engager une démarche qualité, souvent à la demande des clients. Cette démarche est un déclencheur ou une opportunité pour faire évoluer l’organisation de l’entreprise. Elle révèle des façons de faire* inadaptées et, surtout, elle oblige à une formalisation et à un respect des procédures qui remet en question le métier et la position des opérateurs comme des cadres et de la maîtrise. Le personnel est souvent inquiet des conséquences sur la charge de travail. C’est pourquoi des entreprises ont mené cette démarche en concertation avec le personnel, constamment informé.

* Voir "Les normes d'assurance qualité ISO 9000, Prescription accrue ou opération de dévoilement des savoir de l'entreprise", Céreq Bref n° 140, mars 1998

L’indispensable mise en œuvre par les TPE et PME de la démarche qualité (incluant la sécurité des machines et l’environnement) devrait les aider à faire évoluer leur organisation qui a souvent atteint ses limites - comme l’utilisation extensive des heures supplémentaires (cf.  infra).

EDI & COMMERCE ÉLECTRONIQUE DANS LES INDUSTRIES GRAPHIQUES
UN ENJEU STRATÉGIQUE POUR LES TPE & PME

Le passage au "tout numérique" suppose un travail en réseau nécessitant des équipements (informatique et télécoms) et des compétences. Les entreprises avancent à des rythmes inégaux, leur priorité étant l’ échange et le traitement de fichiers mal normalisés -logiciels incompatibles ou mal utilisés, RIP "propriétaires"* créant de nombreux problèmes de l’amont (client, agence, prépresse) à l’aval (imprimeur).

* spécifique à une marque (anglicisme).

Suite à l’étude sur le "multimédia" conduite pour la branche avec l’appui du Ministère de l’Industrie, la FICG mène une action de veille technologique et d’information sur les EDI et le commerce électronique, enjeux stratégiques pour la chaîne graphique, notamment les TPE et petites PME de Rhône-Alpes*.

* Industries Graphiques, n° 470, mai 1998.
Reprise conjoncturelle ou période d’expansion pour les industries de la communication graphique en Rhône-Alpes

Au moment des enquêtes (fin du troisième trimestre 1997), la reprise en cours depuis un an n’était pas encore confirmée et les entreprises manquaient de "visibilité" quant à leurs perspectives d’activité. A la fin du premier semestre 98, la conjoncture favorable se consolidait dans les industries de la communication graphique*. Il était prévu une croissance annuelle de 5,3 % pour la production de l’imprimerie-édition**. Cette reprise est confirmée à la fin du deuxième trimestre de 1998 : d’après la FICG, "une brise de confiance souffle sur la communication imprimée, notamment dans la grande distribution, la presse magazine et le conditionnement .. un nouveau cycle d’investissement.. augmente considérablement les capacités productives", risquant de mener à des surcapacités et à une exacerbation de la "guerre des prix"***.

Industries Graphiques, février 1998.
**  Indices INSEE de la production industrielle, d'après l'Usine Nouvelle du 27/11/1997.
***  Industries Graphiques, n° 470, mai 1998.

Sans trancher dans le débat sur le caractère de reprise conjoncturelle ou de phase d’expansion structurelle, la branche est dans une période de croissance forte des volumes d’activité (mais une pression durable à la baisse des prix) dont les entreprises bien positionnées et équipées tirent parti pour se développer. D’où la reprise de recrutements - sélectifs,mais nombreux (cf. infra).

précédent    sommaire    suivant
Accueil | Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base de données
 

Copyright © CERIG/EFPG 1996-2001