Contrat d'Étude Prospective des Industries de la Communication Graphique en Rhône-Alpes Juillet 1998
Rapport Document du GIRISE, mis en ligne par le CERIG
Chapitre 7 D'autres "viviers" de compétences pour les industries de la communication graphique
TROP DE SORTANTS DE FORMATIONS COURTES SANS DÉBOUCHÉS DANS LES INDUSTRIES GRAPHIQUES

Les investigations ont confirmé que les nombreux organismes de formation (financés au titre des divers dispositifs en faveur des demandeurs d’emploi, "RMIstes" ou autres) assurant des formations courtes (ex : 400 heures pour former des conducteurs offset) répondent à une demande sociale et à une légitime préoccupation d’insertion de la part des pouvoirs publics, mais produisent des gens insuffisamment formés pour les industries de la communication graphique et qui ont donc de fortes probabilités de rester chômeurs ou de continuer leur "carrière de stagiaire".*

Voir par exemple les études du consultant sur une opération d'évaluation bilan pour des demandeurs d'emploi de longue durée dans la Drôme ou sur les audits des organismes de formation de la Loire.
UNE PETITE PLACE POUR DES PUBLICS D'INSERTION

Les investigations ont confirmé que les divers publics dits d’insertion ("RMIstes", chômeurs de longue durée, jeunes sans diplôme en échec scolaire, etc.) n’ont guère de place dans une branche qui recrute au moins au niveau du Bac Pro - bien que des entreprises aient embauché certaines de ces personnes dans leur voisinage.

On peut notamment penser aux possibilités dans la finition. Les organismes d’insertion des jeunes pourraient être mobilisés pour des publics ciblés. En effet, ces publics cumulent souvent de multiples problèmes (santé, comportement) qui constituent des préalables à l’entrée en entreprise qui ne peut guère se faire sans préparation et accompagnement.

Des professionnels disponibles : les demandeurs d'emploi

DES DEMANDEURS D'EMPLOI REDEVENUS ACTIFS AVEC LA REPRISE
UN RYTHME ANNUEL DE PLUS DE 400 REPRISES D'EMPLOI VIA L'ANPE

L’ANPE comptait 2030 DE des métiers (ROME*) des industries graphiques à fin septembre 1996, dont 1622 (79,9%) de catégorie 1**.

Nomenclature du Répertoire Opérationnel des Métiers (voir définitions annexe 2).
**  Personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi à durée indéterminée à plein temps.

La reprise des recrutements s’est déjà traduite par une nette réduction du nombre de DE des métiers des industries graphiques : fin mars 1998, le nombre de DE de catégorie 1 était descendu en dessous de 1400, soit une baisse de 200 "chômeurs". En effet, les entreprises des industries graphiques ont recruté* via l’ANPE près de 400 personnes en 1 an (du deuxième trimestre 1997 au premier trimestre 1998) - la plupart (6/10) en CDI. Ce rythme s’accélère : durant ce premier semestre 1998, les entreprises des 3 NAF222CEG ont recruté 230 DE des métiers des industries graphiques. Il faudrait ajouter l’intérim, l’alternance et les recrutements directs (sans offre déposée auprès de l’ANPE) : l’estimation d’un rythme de recrutement supérieur à 600 salariés (cf. supra) est un minimum.

"offres sorties" au sens de l’ANPE
MOBILISER UN "VIVIER" PARMI LES DEMANDEURS D'EMPLOI : DES OPÉRATIONS CIBLÉES

Pour les NAF22*, les DE du prépresse sont plus nombreux (près de 300) que ceux de l’impression (un peu plus de 280), alors qu’ils sont moins d’une centaine dans la finition. Mais tous ne sont pas immédiatement disponibles et employables pour de multiples raisons (notamment une obsolescence des compétences).

incluant la presse et l’édition.

Des expériences montrent que c’est faisable à certaines conditions* - notamment des opérations ciblées menées avec l’ANPE (éventuellement des sociétés d’intérim) après sélection d’un nombre restreint de DE qui sont préparés au retour à l’emploi sur le plan personnel et professionnel, car ils ont souvent besoin d’une "remise à niveau" et de reprendre contact avec l’entreprise. Dans la branche, une entreprise régionale (cartonnage) a mené une expérience concluante avec l’ANPE et une entreprise d’intérim, recrutant de nouveaux ouvriers (formation validée par un CQP) pour compenser une réduction du temps de travail dans le cadre de la "loi Robien" et un accroissement de son activité.

Voir l'évaluation du consultant sur l'action menée par le Service de Contrôle de la Recherche d'Emploi en Rhône-Alpes.

On peut penser en priorité au "vivier" d’anciens conducteurs qui sont restés assez longtemps (parfois plusieurs années) sans emploi (sauf, éventuellement, des périodes d’intérim) et qui n’ont pas bien pu suivre les évolutions récentes. Cela permettrait de constituer un "vivier" mobilisable si la reprise des recrutements (même en CDD ou intérim) se confirme. L’ordre de grandeur serait d’une centaine de conducteurs.

Il devrait être possible de tirer parti des périodes creuses pour préparer et former ces personnes en entreprise (accès au matériel, tutorat) et en centre de formation.

Ce genre d’opération pourrait profiter des opportunités d’accueil (en CDD, intérim ou alternance) de "saisonniers" et de celles créées par la mise en place d’équipes ou d’horaires "atypiques".

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