Contrat d'Étude Prospective des Industries de la Communication Graphique en Rhône-Alpes Juillet 1998
Synthèse Document du GIRISE, mis en ligne par le CERIG
Chapitre 3 L'emploi & les ressources humaines dans les industries de la communication graphique en Rhône-Alpes
L'EMPLOI : 1000 NON-SALARIES DÉBUT 1997, 9500 EN 1999

En 1997, plus de 1000 entreprises employaient 9000 salariés. Mais seulement 210 entreprises occupaient 10 salariés ou plus : la plupart sont bien des TPE ou petites PME. A ces salariés s’ajoutent ceux en intérim, recours marginal ou saisonnier et 1000 non-salariés.

Les industries de la communication graphique de Rhône-Alpes devraient compter environ 10500 actifs (dont 9500 salariés) en 1999, compte tenu des nombreux recrutements compensant largement les départs. Pourtant, la branche avait connu une forte perte d’actifs (de l’ordre de 2000) lors de la récession du milieu des années 90 et des "restructurations" concomitantes aux bouleversements technologiques.

LE PERSONNEL ACTUEL DES ENTREPRISES : POUR MOITIE DANS LE "CŒUR DE MÉTIER" DE LA BRANCHE

Le personnel actuel des entreprises est pour moitié composé de personnel du "cœur" de métier des industries graphiques* et pour moitié d’autres métiers ou fonctions (secrétariat, gestion et comptabilité, commercial, etc.). Ces métiers "transversaux" sont essentiels, mais ne posent guère de problèmes de recrutement pour les entreprises - sauf pour les commerciaux "force de vente" (cf. infra).

*  Voir le chapitre 3 et l'annexe 2.
UNE BRANCHE ENCORE PEU FÉMINISÉE, MAIS PLUS DE POSSIBILITÉS POUR LES JEUNES FILLES

Sauf en finition et en prépresse, la branche reste peu féminisée - notamment en impression. Mais elle offre maintenant plus de débouchés pour les femmes, bien que l’impression garde une image peu favorable pour les jeunes filles qui préfèrent de loin le prépresse ou le commercial - secteurs qui se "féminisent". A cet égard, une meilleure information et une "requalification" de l’image de l’impression (encore trop sale, bruyante, pénible) semble nécessaire.

DES ENTREPRISES QUI RECRUTENT A NOUVEAU APRÈS UNE PÉRIODE DE RÉDUCTION D'EFFECTIFS

Après la perte d’effectifs des années 90, la branche augmente à nouveau ses effectifs à un rythme annuel de l’ordre de 200 personnes - sous l’effet notamment de recrutements relativement massifs (plusieurs dizaines de salariés par an) de certaines PME de l’offset et du cartonnage.

DES DIFFICULTÉS DE RECRUTEMENT : ÉLARGIR & RENOUVELER LES "VIVIERS" DE PERSONNEL

Si l’expansion se consolide (cf. supra), les industries graphiques de Rhône-Alpes devront recruter plus de jeunes sortant de formation initiale et de demandeurs d’emploi, la tension du marché étant déjà aiguë pour les professionnels expérimentés. En effet, beaucoup d’entreprises n’ont pas (ou peu) recruté ces dernières années, devenant au contraire "squelettique" à force de "restructuration", elles sont restées longtemps dans l’expectative à l’égard d’une conjoncture peu prévisible ; elles ne décident donc de recruter qu’au dernier moment, alors que d’autres entreprises ont anticipé la reprise et engagé une politique volontariste de croissance.

Les "viviers" de personnel expérimenté (salariés d’autres entreprises, intérimaires, demandeurs d’emploi) semblent largement épuisés - sauf à mener des actions de remobilisation de demandeurs d’emploi. Les entreprises devront aussi s’ouvrir plus aux jeunes sortant de FI, y compris ceux de niveau V (BEP) - alors que de plus en plus d’entreprises ne recrutent plus qu’au niveau du Bac Pro (où les flux de sortie sont insuffisants en impression), voire plus (cf. infra).

PRÉPARER LE REMPLACEMENT DE 1/3 DU PERSONNEL EN FIN DE CARRIÈRE

La branche va devoir préparer et assurer le renouvellement de près d’un tiers de son personnel en fin de carrière durant la décennie. Elle pourra à cette occasion rajeunir ses effectifs (forte proportion de salariés relativement âgés) par des personnels dont le profil et la formation correspondent aux métiers actuels (et non de la décennie passée) et émergents.

Cette opportunité devrait permettre à la concertation au sein de la profession (et avec ses partenaires) de déboucher sur des actions à mener ces prochaines années (préparation et accompagnement des départs, formation du personnel en fin de carrière ou remplaçant les partants, recrutement de jeunes).

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