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         Avril 1999

Chapitre 1 - Les matières premières (suite)

I. Le bois
II. L' eau
III. Les matières non fibreuses
IV. La fibre recyclée


II. L'eau

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L'eau est un élément indispensable dans la fabrication du papier.

En effet, l'eau est un élément qui favorise l'assemblage naturel des fibres cellulosiques hydrophiles (ie. ont une affinité avec l'eau).

L'eau assure donc la cohésion des fibres et la souplesse de la feuille de papier.

Au cours de la fabrication du papier, cet élément se retrouve à de multiples stades :

La consommation d'eau au cours du procédé de fabrication de papier a considérablement évolué au cours des dernières années. En 1970, il fallait environ 100 m3 d'eau pour fabriquer 1 tonne de papier. Aujourd'hui, il faut entre 5 et 15 m3. Cette réduction a pu se réaliser grâce à la fermeture des circuits, à la réutilisation et au recyclage de l'eau en interne.

III. Les matières premières non fibreuses

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Le papier est pricipalement constitué de fibres cellulosiques (elles rentrent pour 50% dans la composition fibreuse d'un papier couché, et pour 75% dans un papier non-couché), mais selon son utilisation, il est parfois nécessaire de rajouter des éléments améliorant ses caractéristiques.

III.1 Les charges et les pigments

Les charges et les pigments sont des éléments minéraux très peu solubles, introduits sous forme de poudre et utilisés dans la plupart des papiers impression-écriture.

Ces éléments sont rajoutés à la pâte après le raffinage en général mais avant formation de la feuille, et ont pour but d'augmenter l'opacité du papier et parfois sa blancheur, d'améliorer sa stabilité dimensionnelle, sa structure et son état de surface pour une meilleure aptitude à l'impression. De plus, ils permettent de diminuer -sauf exception- le prix de revient de la fabrication du papier puisqu'ils sont moins chers que les fibres cellulosiques.

Mais ils n'ont pas que des avantages:

Les quantités de charges introduites en moyenne dans la pâte sont de 5 à 35 % par rapport aux fibres. La rétention de ces charges dépend de plusieurs facteurs dont celles liées à leur nature (propriétés, granulométrie) et celles liées à la pâte (pH, température, vitesse) ou au papier (grammage).

Les principales sortes utilisées en papeterie sont le kaolin (silicate d'aluminium hydraté), le talc (silicate de magnésium hydraté), le carbonate de calcium (état naturel ou précipité : craie, marbre, calcite). Ces trois charges représentent 90% du tonnage utilisé. On peut citer aussi l'oxyde de titane (très cher mais très opaque), le sulfate de calcium ou gypse, le blanc satin ou sulfo-aluminate de calcium, le blanc fixe ou sulfate de baryum. Les pigments organiques sont plus purs, plus blancs, mais aussi plus chers, donc ne sont utilisés que la plupart du temps en surface du papier.

III.2 Les adjuvants

Ce sont des produits chimiques naturels ou synthétiques, introduits dans la pâte ou en surface du papier, destinés à améliorer :

IV La fibre recyclée (FCR = Fibre cellulosique de récupération)

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Quelques chiffres pour la France (Statistiques Copacel, 1998) :

Origine des fibres et utilisation :

Ces papiers proviennent de deux sources (Statistiques Copacel, 1998):

Il faut noter qu'on ne pourra jamais récupérer 100% du papier qu'on fabrique, car certains sont brûlés (papier cigarette), d'autres conservés (livres et documents archivés en bibliothèque).

Globalement, la part de fibres recyclées utilisées parmi les matières premières cellulosiques atteint 51% (dont 78% de France, et 22% importés), alors qu'en 1980, elle se situait aux alentours de 35%. L'industrie papetière se place ainsi au premier rang du recyclage.

Parmi les produits papetiers réalisés, on peut donner un ordre d'idée de la proportion de FCR utilisées dans la composition fibreuse :

Les étapes de fabrication et difficultés :

Ceci est possible grâce aux progrès techniques réalisés dans les procédés de désencrage et d'épuration notamment, qui ont de cette façon permis l'utilisation des fibres recyclées en premier lieu dans l'emballage puis dans les papiers à haute valeur ajoutée. Du point de vue technique, un papier composé à 100% de fibres recyclées ne possède pas d'excellentes caractéristiques mécaniques. C'est pour cela qu'il est souvent nécessaire d'apporter un minimum de fibres vierges.

 
 
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