Accueil | Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base de données
DOSSIER cerig.efpg.inpg.fr 
Vous êtes ici : Accueil > Technique > Consommables > Le matériau papier 2-2
         Avril 1999

Chapitre 2 - La fabrication (suite)

I. La fabrication de la pâte et ses différents types
II. De la pâte à la feuille
III. Les différents traitements de la feuille
IV. La finition


II. De la pâte à la feuille

Sommaire | Chapitre suivant | Début chapitre

Afin d'optimiser les caractéristiques de chacune des pâtes pour obtenir des papiers à usage très spécifique, il est nécessaire de mélanger parfois jusqu'à quatre ou cinq sortes de pâtes.

Différents stades sont ensuite nécessaires avant d'obtenir un feuille de papier :

II 1. Préparation

II 2. Machine - Partie humide

Sommaire | Chapitre suivant | Début chapitre

 

II 3. Machine - Partie sèche

Sommaire | Chapitre suivant | Début chapitre

Après les actions mécaniques, il faut éliminer le reste de l'eau par évaporation grâce à la chaleur et l'air. Plusieurs techniques sont utilisées, certaines avec contact (séchage par conduction) et les autres sans contact (convection, rayonnement). Dans le premier cas, les sécheurs sont d'énormes cylindres de fonte chauffés intérieurement par la vapeur. D'autres techniques utilisent les procédés de convection, c'est-à-dire une circulation d'air chaud dirigé vers la feuille. Il existe aussi des sécheurs utilisants les rayonnements IR, électriques ou gazeux.
Cette étape doit être bien maîtrisée car certaines caractéristiques du papier en dépendent, par exemple la rigidité, la résistance à la traction, à la déchirure ou à l'éclatement, ou encore la stabilité dimensionnelle.

III. Les différents traitements de la feuille

Sommaire | Chapitre suivant | Début chapitre

Une feuille en sortie de machine contient environ 50% d'air en volume et présente des macropores de surface de tailles variant globalement entre 30 et 100 micomètres. Cet état de surface et cette structure interne n'est pas toujours compatible avec le mode d'impression utilisé ultérieurement. Aussi, une fois la feuille formée, elle va subir différents traitements sur machine ou hors machine pour améliorer ses caractéristiques ou son aspect.

III.1 Traitements physico-chimiques

Ces différents traitements sont tous destinés à améliorer l'état de surface d'un papier afin d'obtenir une bonne imprimabilité et un bon rendu des couleurs. Il s'agit de déposer en surface et éventuellement à l'intérieur du papier ou du carton un enduit destiné :

Ces traitements apportant à nouveau de l'eau à la surface du papier, il faudra rajouter une étape de séchage.

  • Le papier surfacé
    Papier surfacé en film ou size-press
    2 à 3 g/m
    2 d'amidon, G=2000X
    Photo IRFIP/EFPG
    La majorité des papiers Impression-Ecriture destinés à l'impression offset ainsi que quelques papiers d'emballage dont on voudrait améliorer les caractéristiques de solidité et de rigidité sont enduits en film-press (en surface uniquement) ou en size-press (en surface ou en interne) d'une sauce d'amidon. Celle-ci, déposée à environ 0,5 à 3 g/m2, améliore la cohésion de surface indispensable lors de l'impression offset qui utilise des encres à fort tirant. La main et la perméabilité du papier diminuent avec ce surfaçage.
  • Le papier pigmenté
    Papier pigmenté, 4 à 8 g/m2 d'amidon, liants et pigments
    G=2000X Photo IRFIP/EFPG

    Le traitement est le même que le précédent, mais les sauces sont d'une part plus concentrées et peuvent contenir en plus de l'amidon des pigments ou des liants. La film-press permet de déposer une couche plus épaisse, de l'ordre de 3 à 8 g/m2 et par face.
  •  Le papier couché
    Un papier couché est un papier qui reçoit un dépôt supérieur à 7-8 g/m2 et par face, d'une couche composée de pigments, liants et adjuvants. Il peut être nécessaire de faire un pré-couchage en film-press, et le couchage se fera avec divers systèmes d'enduction.

    Papier couché moderne, 10-12 g/m2 et par face
    G=1400X, Photo IRFIP/EFPG
    Couché moderne

    La photo ci-contre montre parfaitement sur une coupe d'un papier couché le bouchage des pores effectué par la couche. La couche est fine mais suffisante pour recouvrir les fibres. La photo ci-dessous montre un papier dont la couche est largement plus épaisse.
    Papier couché classique, 20g/m2et par face
    G=1400X, Photo IRFIP/EFPG
    Couché classique

III.2 Traitements physiques/mécaniques

Sommaire | Chapitre suivant | Début chapitre

Ces traitements mécaniques sont destinés à modifier les caractéristiques physiques de surface (lissé, brillant), l'épaisseur ou l'aspect (crêpage) de la feuille.

 

IV. La finition

Sommaire | Chapitre suivant | Début chapitre

Le bobinage

En fin de machine, le papier est enroulé sur des bobines mères, qui peuvent peser suivant la laize de la machine jusqu'à 40 tonnes et à un rythme pouvant atteindre une bobine par demi-heure.
Ces bobines doivent être ensuite recoupées au bon format pour le client.

La mise au format

 
 
Début du chapitre Sommaire Chapitre suivant
 
 
  Accueil | Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base de données  
 
Copyright © CERIG/EFPG 1996-2000