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         Révision : Mars 2001
L'encre et le papier deviennent électroniques...
 Jocelyne Rouis - EFPG/CERIG
(Mai/Juin 1999)
I - Introduction

A la fin des années 70, le concept du bureau sans papier séduisait la plupart des grands industriels du moment. La technologie informatique devait faire reculer considérablement la consommation de papier...

Heureusement, pour les papetiers, la réalité n'a pas confirmé ces prévisions, c'est même l'inverse qui s'est produit. Au lieu de diminuer, la consommation de papier n'a pas cessé d'augmenter. En Europe, certains pays affichent même une augmentation de leur consommation de papier de plus de 50 % sur les dix dernières années.

Cependant, il y a peu, le lancement des prototypes de " livre électronique " a fait renaître ce débat sur l'avenir du papier. Plusieurs industriels ont, en effet, développé la première génération de ce type de livres. Ces livres électroniques sont en fait des mini-ordinateurs avec un écran plat au format d'un livre ou tout au plus au format d'une page d'un quotidien. Ils contiennent soit suffisamment de mémoire pour stocker de nombreux livres soit sont rechargeables en se connectant à des bornes prévues à cet effet ou sur Internet. Le lecteur a donc la possibilité d'avoir une bibliothèque à sa disposition ou bien de lire chaque jour la nouvelle édition de son quotidien.

Livres Electroniques(22682 octets) Le premier livre, mis sur le marché en novembre 98, a été le Rocket e-book développé par la société Nuvomedia. L'affichage écran de ce " livre " s'approche du rendu d'impression d'une feuille de papier et la résolution est supérieure à celle des écrans d'ordinateurs.
D'autres développements de cette technologie ont également été annoncés l'automne dernier, dans un format plus grand et équipés d'un modem : le Softbook de Softbook Press Inc, suivi par un modèle plus compact : le Millenium Reader de Librius, puis un modèle plus volumineux (2 pages A4 visibles en même temps) également équipé d'un modem : l'Everybook de Everybook Inc et le dernier annoncé est le Glassbook . Tous ces modèles de livres électroniques (e-book en anglais) peuvent mémoriser au moins une douzaine de titres et pour certains beaucoup plus, ce qui correspond à une capacité de stockage de 4 000 à 500 000 pages.
Cependant, même si le format est semblable à celui d'un livre ou d'un journal, ce qui confère à ces e-book la propriété d'être facilement transportables, et d'être lus à peu près partout, la comparaison avec un livre papier ne peut qu'en rester là. En effet, la base de cette technologie est bien celle d'un écran d'ordinateur avec une source lumineuse placée à l'arrière de l'affichage, impliquant un mode de fonctionnement par scintillement qui s'avère rapidement fatigant pour le lecteur. L'avenir du livre traditionnel a donc peu de chance d'être réellement remis en question avec ces technologies.

En effet, le concept du livre, tel que nous le connaissons, avec ses nombreuses pages à feuilleter et à parcourir, est bien intégré dans notre mental. Lire et manipuler un livre fait appel à un ensemble de sens qui rendent la lecture agréable. Quel que soit le procédé d'impression, l'encre fait apparaître le texte et les images par réflexion de la lumière ambiante. Pourtant ce matériau auquel nous sommes tant attachés, présente un défaut majeur : l'information, une fois fixée, ne peut être remise à jour.

Plusieurs équipes de chercheurs croient avoir une réponse à ce problème  avec " l'encre électronique ". Ils étudient la mise au point d'un " papier électronique " contenant une encre particulière qui possèderait la propriété de s'effacer et d'être à dessein réactivé. Combiné avec un système d'adressage sous forme de matrice, le papier ou d'autres supports de type plastique deviennent un système d'affichage électronique. Le concept de " livre électronique " s'appliquerait alors à un objet qui nous est parfaitement familier. Les résultats obtenus au cours de ces études laissent à penser que des livres électroniques de seconde génération seront disponibles sur le marché d'ici à cinq ans.

Les avancées technologiques sur " l'encre électronique " ne se limitent pas à la réalisation de livres ou de journaux régulièrement remis à jour, mais concernent également de nombreux secteurs : le papier peint (électronique et personnalisable), les panneaux publicitaires, les étiquettes, etc. D'un point de vue économique, ces dernières technologies sont rendues très prometteuses par le faible coût des matériaux engagés dans la réalisation de ces prototypes.

 
 
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