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Révision : 06 Janvier 2005
2005, un espoir pour l'imprimé ?
 

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Le média imprimé a du faire face à de nombreuses difficultés en 2004. Il est urgent pour l'ensemble des professionnels de ce secteur d'agir enfin conjointement pour que ce média puisse maintenir ses positions sur le marché. Plusieurs réunions de la filière graphique se sont succédées fin 2004.

Jacques de Rotalier
(06 Janvier 2005)

A propos de l'Eco-Taxe

En savoir plus...

Le 9 Novembre 2004, à l’initiative d'un groupe d'industriels du secteur graphique soutenus par la FICG (Fédération de l'Imprimerie et de la Communication Graphique) et le SICOGIF (Syndicat National des Industries de la Communication Graphique et de l'Imprimerie Française), 200 professionnels de toute la chaîne graphique (depuis la pâte à papier, le papier recyclé jusqu’aux clients responsables de fabrication d’imprimés) se sont réunis pour faire le point sur le projet d’écotaxe lié aux imprimés non sollicités.
On aurait pu redouter une réunion négative, vindicative… Il n'en a rien été. En effet,  chaque partie prenante de la chaîne graphique a fait le point sur ses efforts écologiques (ou de développement durable) et, quand le tour complet a été fait tout le monde s’est dit que ce bilan méritait d’être mieux connu…encore plus spécialement  quand certains veulent traiter les gratuits comme des déchets !
Quoi qu'il en soit, la menace n’est pas levée pour autant, loin de là. C'est donc une affaire à suivre avec attention en 2005 !

 Une réunion au GIPC

Le 6 Décembre 2004, le GIPC (Groupement des Importateurs de Papiers Cartons) recevait les représentants de la FICG : J. Chirat (Président) et P. Bovéro (Délégué général). Ces derniers ont présenté le plan d’urgence qu’ils mettent en œuvre pour essayer sortir l’imprimerie des graves difficultés et lourds défis vécus par leurs adhérents. Il ne doit pas y avoir beaucoup de métiers de proximité qui ont perdu, ces 10 dernières années 38 % des entreprises, 22 % des effectifs, pour un gain de volume de 18 %, et une valeur en diminution de 5 % ! (source FICG -  imprimeurs de + de 10 salariés).

Soirée Papier de la COPACEL

 Le 16 Décembre,  la COPACEL organisait pour la 5ème année consécutive sa soirée du Papier. Le thème, cette soirée était « Fabriquer du papier en France demain ? » avec P. Chalmin, comme grand témoin, et, Jean Marc Sylvestre comme animateur.

Trois questions furent posées lors des différentes tables rondes  :

    L’industrie papetière disposera-t-elle suffisamment de matières premières ? La réponse est positive.
    Quel avenir pour les investissements dans l’industrie papetière ?
  Le territoire français restera-t-il attractif pour les investissements en papeterie ?

Sur les deux derniers points, la réponse sera plus ou moins positive, selon que l’on saura lever les freins sociétaux et fiscaux… Peu à peu ces soirées deviennent des réunions de référence à l’intérieur, comme à l’extérieur de la profession papetière.

Le bilan de cette année 2004

Le constat est que la valeur du document imprimé a atteint le fond du trou et les raisons de cette situation sont à rechercher tout au long de la chaîne :

    La hausse quasi générale des matières premières ne concerne ni la fibre de bois, ni la fibre recyclée, car il ne manque ni de forêts, ni de papiers à recycler…C’est d’une certaine manière une bonne nouvelle, mais elle n’aide pas à la bonne tenue des prix.
    Les industries papetières recommencent  à atteindre, voire à dépasser des taux d’utilisation de capacité de 90 %.... Il y a là une petite lueur d’espoir…
  Les imprimeurs sont, eux, encore bien en dessous de ce chiffre (83 % selon la FICG), chiffre, néanmoins stabilisé..

Il ne fait donc plus aucun doute que les marchés de l’imprimé dans les pays développés, sont arrivés à maturité et, qu’il va falloir apprendre à vivre avec de faible taux de croissance. Raison de plus pour se mettre enfin à travailler sérieusement ensemble :

    Face à la concurrence des autres médias ;
    Face à l’arrivée des nouvelles technologies, qui amènent à de nouvelles habitudes pour l'impression des documents (Internet, support numérique …) ;
  Face à la mauvaise compréhension (de notre fait) de la technicité, donc de la valeur de nos métiers.

Si j’ai un vœu à faire pour 2005, c’est que la prise de conscience, bien réelle, des difficultés dans lesquelles se trouve le média imprimé se transforme en actions tenaces et communes, pour, sinon récupérer de la valeur, tout au moins en arrêter la chute. Il en va de la survie d’un média qui a déjà su s’adapter dans le passé et, doit encore le faire, pour ne pas se banaliser et, risquer de disparaître alors qu’il est encore un des supports essentiels de l’échange, du savoir et de la culture.

Bonne Année à tous et comme disent les marins,
Tenons le cap ensemble...

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers Impression/Ecriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique, ainsi que comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente, ...).
e-mail : rotajac@noos.fr

 
 
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