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Révision : 13 Juillet 2007
EFPG, une Centenaire bien vaillante !
 
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1907 - 2007 : depuis 100 années, l’INP Grenoble-EFPG forme des cadres pour l’industrie papetière, et plus récemment pour les entreprises de l’impression.

Le vendredi 15 juin 2007, l’EFPG a fêté son Centenaire avec un invité d’honneur : Claude Allègre. Retour sur une journée particulière et une soirée grandiose...
 

Florent GOT, INP Grenoble (10 Juillet 2007)

"100 ans d'existence en paroles et images"

   
En savoir plus...
  Dominique Lachenal, directeur de l'EFPG, lors du Centenaire
Dominique Lachenal fait le bilan
d'un siècle d'histoire de l'EFPG

Dès 14h00 à l'Amphi Weil, sur le Campus, le programme des cérémonies du Centenaire de l'EFPG s'est ouvert par un film retraçant l’histoire de l’école de papeterie et des industries graphiques.

A 14h30 sont entrés en scène François Vessière, président de l’AGEFPI (Association de Gestion de l’EFPG), Paul Jacquet, président de l’INP Grenoble, Philippe Traynard, ancien directeur de l’école et président d’honneur de l’INP Grenoble, Alain Cottalorda, vice-président du Conseil Général de l’Isère et Michel Destot, maire de Grenoble.
Chacun évoque alors les grandes étapes de l’école, depuis sa création à la demande de l’industrie papetière, alors en plein essor, jusqu’à son évolution future au sein d’un Institut Polytechnique de Grenoble refondé. Avec un éclairage particulier sur la papeterie dans l’Isère et son rôle moteur dans le décollage économique et industriel du département au Vingtième Siècle.

A 15 heures, c’est au tour de Dominique Lachenal, directeur de l'EFPG, de faire le bilan d’un siècle d’histoire et d’aventures pour cette école d’ingénieurs unique en France dans son secteur. Avant de lancer des pistes de réflexion pour l’avenir de l’école...

Un intermède musical clôt cette première partie des festivités, avec la brillante prestation d’un quintette d’élèves ingénieurs artistes, maniant avec brio le violoncelle.

Conférence-débat "Relations Universités-Industries : formation et innovation"

A 16 heures, place au débat, d’une actualité brûlante alors que se dessine une réforme de l’Enseignement supérieur en France.
Denis Jeambar, PDG des Éditions du Seuil, ouvre le débat sur les relations entre universités et industries : formation et innovation, en rappelant que "sans vous, les professionnels de la papeterie, nous ne pourrions pas diffuser nos informations. Le papier est d’ailleurs l’une des activités humaines parmi les plus essentielles".

  Claude Allègre et Denis Jeambar, conférence-débat du Centenaire de l'EFPG
Claude Allègre rappelle les origines historiques
du paysage universitaire français
et Denis Jeambar anime le débat

Puis il passe la parole à Claude Allègre, Ministre de l’Éducation nationale et de la Recherche de 1997 à 2000 qui déclare "Je vous souhaite un bon anniversaire et un nouveau siècle aussi passionnant que celui qui vient de se terminer..."
Et continue "Je viens de visiter cette école, et j’ai vu quelque chose que je vois rarement : un lien fort et permanent entre recherche et formation. Vous êtes la parfaite illustration d’un combat que je mène depuis de nombreuses années".

C’est par ces mots d’encouragement que Claude Allègre a débuté sa conférence. Il a retracé l’histoire des universités avec une question essentielle : pourquoi le paysage universitaire français, où se côtoient universités, écoles d’ingénieurs et organismes de recherche, est-il si différent des autres pays développés ?

C’est en réalité le fruit d’une longue histoire débutée au Moyen-Âge. L’université française est née aux XIIe et XIIIe siècles, par l’association de professeurs qui débattaient ensemble de la Bible, devant aucun étudiant. Puis, rapidement, les élèves, alors disciples, ont été autorisés à assister à ces échanges. L’origine de l’université française est donc diamétralement opposée à ce qui s’est passé aux États-Unis par exemple, où les universités sont nées de la volonté des États de former les cadres dont ils avaient besoin. Dès le début, en France, le Professeur a été au centre de l’université, sa raison d’être en quelque sorte. "Avec un conflit entre le corps professoral universitaire et l’État en quête de structures de formation de ses cadres et administratifs".
En 1228, les professeurs d’université inventent une nouvelle forme de protestation, la grève. La première a duré 3 ans, pour s’opposer à la volonté des forces de l’ordre de pénétrer au sein de l’Université pour arrêter des étudiants qui avaient chahuté. "Un chahut assez sérieux puisque trois morts étaient à déplorer !". Le Roi de France, au bout de trois ans, concède une autonomie aux universités : elles sont à l’abri de toute intervention des forces de l’ordre en leur sein.

1280, deuxième grève : des moines franciscains (un ordre monastique récemment créé) proposent des enseignements gratuits, alors que les Professeurs d’université étaient rémunérés par les étudiants désireux d’assister à leurs cours. La grogne gagne les rangs des Professeurs, qui obtiennent du Roi de France que le monopole de délivrance des diplômes leur soit accordé, en le retirant aux évêques.
Lorsque François 1er cherche à former les gestionnaires du royaume (baillis, sénéchaux...), il essuie un refus de l’université. Il crée alors le Collège de France, ancêtre de l’ENA.

L’histoire ne s’arrête pas là. À chaque nouvelle discipline scientifique, l’Université refuse de l’enseigner conduisant à la création de nouvelles structures d’enseignement. Ainsi, pour les sciences naturelles, le Roi crée le Muséum d’Histoire Naturelle ; pour "l’art de l’ingénieur" : les Grandes Écoles ; pour l’architecture : les écoles d’architecture... À côté des universités se développent donc les grandes écoles et les organismes de recherche. "C’est une histoire toujours d’actualité. Lorsque la physique quantique a émergé, c’est le CEA qui a été chargé de l’enseigner. Le même phénomène s’est répété pour la tectonique des plaques, la biologie moléculaire. C’est l’origine de notre système d’enseignement supérieur si particulier".

La Révolution Française décide de supprimer les universités, au profit de facultés thématiques : droit, médecine, sciences... Tout en créant des Grandes Écoles, dans lesquelles l’élève est au centre de la pédagogie. "C’est une conception de l’enseignement qui est toujours valable aujourd’hui. D’ailleurs on parle facilement d’ancien élève de Polytechnique, pas de la Sorbonne". Ces écoles ont pour vocation de former les cadres dont l’État et l’industrie ont besoin. À une exception près : la formation des corps administratifs de l’État, qui n’est pas assurée par les Grandes Écoles, en raison d’un refus des juristes issus de l’université d’enseigner dans les écoles d’ingénieurs... Il faudra attendre 1945 et la création de l’ENA (École Nationale d’Administration) pour pallier ce manque.

Napoléon recrée les universités, mais en fixant de nouvelles règles : tous les enseignements se basent, pour une discipline donnée, sur des programmes nationaux identiques. Pendant ce temps là, les Grandes Écoles poursuivent leur chemin...

Côté écoles d’ingénieurs, tout n’est pas parfait. Certes, elles forment des cadres directement opérationnels, mais elles ont parfois négligé de développer des activités de recherche. Et surtout, elles n’enseignent pas toujours l’innovation à leurs étudiants. Comme les dirigeants de l’industrie française sont quasi tous issus des Grandes Écoles, "ils parlent de la recherche comme le Cardinal Ottaviani parlait de la pilule au concile de Vatican 2". Il en résulte que la recherche française est incapable de valoriser, auprès des entreprises nationales, ses découvertes. C’est une fuite de l’innovation vers d’autres pays, comme les États-Unis par exemple. Autre effet "néfaste" de cette culture de l’innovation inexistante, l’économie française investit relativement peu dans la recherche technologique. Or l’innovation est la source future de profits et d’emplois.
"Je sais que cette description ne concerne pas votre établissement où la recherche est importante. En visitant l’EFPG, j’ai été satisfait de voir une école qui avait le goût de l’innovation et du lien avec l’entreprise. Une bonne méthode pour faciliter et accélérer les transferts entre recherche et industrie".

Alors aujourd’hui, avec la question de l’autonomie des universités, et le manque de lisibilité du système d’enseignement supérieur français, les relations entre universités et entreprises sont de nouveau au cœur des débats. "Certes l’autonomie est souhaitable, car elle permettra aux Universités de choisir leurs voies de développement. Mais cette autonomie, comment s’exercera-t-elle ? Les universités en ont-elles la possibilité au regard de leur mode de fonctionnement ? Cela n’est envisageable qu’à condition qu’un conseil d’orientation national, composé de représentants des universités, mais aussi du monde de l’entreprise, des citoyens, des collectivités et de l’Etat, soit mis en place. Pour observer les orientations choisies par chaque université et, le cas échéant, invalider ces choix s’ils s’avèrent irréalistes par rapport à l’évolution de la société. Ce comité aurait d’ailleurs son mot à dire sur les choix des Présidents d’université, à l’issue de la consultation des 3 conseils (administration, études et vie universitaire, scientifique)".

Claude Allègre a conclu son intervention en précisant qu’il est "un amoureux des livres. Vous travaillez, ingénieurs papetiers, dans un secteur formidable. D’ailleurs, contrairement à ce que prédisaient certains cassandres, le papier est plus que jamais un matériau d’avenir. Avec la multiplication des imprimantes, il est de plus en plus présent dans nos maisons. c’est un secteur en expansion et non en récession, comme certains seraient tentés de croire !"

Le débat est ouvert.

  Patrice Mangin, Franck Rettmeyer, Jean-Paul Maury et Paul Jacquet, conférence-débat du Centenaire de l'EFPG
Patrice Mangin, Franck Rettmeyer, Jean-Paul Maury
et Paul Jacquet s'expriment sur le lien fort
entre l'EFPG et les industries

Pour Paul Jacquet, "le portrait qui est présenté ici est très intéressant. C’est une mise en perspective de notre système d’enseignement supérieur. Avec quelques exceptions cependant comme l’INP Grenoble, qui est une université regroupant plusieurs écoles d’ingénieurs. Ici, dans notre Établissement, nous veillons à mettre en contact étroit les étudiants avec les entreprises et le monde de la recherche. Nous encourageons également les rapprochements entre chercheurs et entrepreneurs."

"L’EFPG a une attention toute particulière pour la satisfaction de ses clients industriels. C’est encore plus vrai dans la formation, grâce à l’apprentissage, que cette école a réussi à mettre en place dans ses cursus ingénieur", selon François Vessière.

Quant à Jean-Paul Maury, PDG du Groupe Maury Imprimeur, il remercie "l'EFPG de la part de l’ensemble de la profession pour former des cadres performants pour l’industrie papetière. Je suis également extrêmement satisfait des ingénieurs de l’EFPG formés par apprentissage."

"L’innovation est le moteur de nos entreprises. En collaborant avec l’EFPG, son laboratoire de recherche et le centre technique du papier, nous restons une PME compétitive. Et l’innovation représente désormais 70 % de notre chiffre d’affaire à l’exportation", a rajouté Franck Rettmeyer, PDG de Allimand.

"Pour transmettre le savoir, il faut d’abord le créer", précise Philippe Leydier, président de la Copacel (Confédération française des papiers, cartons et cellulose). "D’où l’importance du lien entre industrie et recherche. Les entreprises, dans le secteur papetier, sont un aiguillon permanent pour développer les activités de recherche".

Enfin, Patrice Mangin, directeur du centre intégré des pâtes et papiers de l’Université du Québec à Trois-Rivières a exhorté l’assemblée "à rechercher, dans d’autres pays, des solutions qui ont fait preuve de leur efficacité, pour renforcer toujours plus les liens entre recherche et industrie".

Place à la fête avec 1000 invités présents.

Inauguration de l'œuvre d'art du Centenaire et soirée de gala

Les invités des cérémonies du Centenaire de l’EFPG se sont ensuite rendus devant les locaux de l’école pour assister au dévoilement d’une oeuvre d’art créée en l’honneur de cet évènement exceptionnel.

Réalisée par l’artiste voironnais Vincent Gontier, elle représente des exemplaires de journaux (symboles du papier) entre deux cylindres de métal (symboles des industries graphiques).
Une parfaite illustration de la vocation de cette école d’ingénieurs : former des ingénieurs pour la papeterie et les industries graphiques.

  Vincent Gontier créateur de l'oeuvre d'art du Centenaire de l'EFPG 1000 invités à la soirée de gala du Centenaire de l'EFPG Le Grenoble Gospel Singers chante "Les p'tits papiers", soirée de gala du Centenaire de l'EFPG
Vincent Gontier, créateur de l'oeuvre
d'art du Centenaire
1000 personnes à la soirée de gala sous chapiteau Le Grenoble Gospel Singers chante "Les p'tits papiers" avec l'assistance
         

Point d’orgue de ces manifestation, la soirée de gala s’est ouverte dès 19 heures par un cocktail, "Un siècle des saveurs", un moment fort de retrouvailles entre diplômés de différentes promotions et industriels partenaires de l’EFPG, en présence de 1000 personnes.

A l’issue du dîner de gala, et de la performance de deux étudiants artistes de l’école, un concert de gospel "100 voix pour 100 bougies" a chauffé l’ambiance. Avant un second show qui a revisité les légendes du rock. La soirée s’est terminée au son des hits actuels mixés par DJ Live...

Félicitations aux organisateurs pour ce Centenaire qui fut une fête magnifique.

Bon anniversaire à l’EFPG et rendez-vous dans 100 ans !!!

 
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