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Révision : 7 Mars 2007
Situation économique, un léger mieux en 2006 !
 
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Les acteurs de l’imprimé donnent l’impression de respirer un peu mieux. Aux USA, les imprimeurs en sont au 7e mois successif d'amélioration des livraisons. En France, la Conférence de presse de la Copacel qui s'est tenue le 17 janvier 2007 sur le bilan économique de l'industrie papetière française en 2006, bien que très prudente, a donné des signes d’amélioration des prix et des livraisons des papiers et cartons. Cependant les fédérations d’imprimeurs français hésitent toujours à sortir du pessimisme ambiant de ces dernières années. En effet, le facteur fondamental d’évolution de l'ensemble de la profession est l’état général de l’économie. Il n’est donc pas très étonnant que les affaires de l’imprimé aillent un peu mieux quand la situation économique générale s’améliore.

Jacques de Rotalier
(7 Mars 2007)

Bilan des secteurs économiques

   
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Mais cette évolution reste très fragile et ce secteur industriel subit une restructuration pénible : les papetiers français, à eux seuls, ont perdu 10 sites de production en France (sur 121) et 14 machines (sur 197). Cela fait une réduction des capacités de production de 5 %, et 1 900 emplois en moins.
Par ailleurs, depuis 2002 les imprimeurs professionnels (je préfère cette expression à celle d’imprimeurs de labeur) ont perdu 5 % de leurs capacités de production.
Quant aux grands groupes de médias, ils restructurent leurs outils pour développer l’interactivité entre les médias.

Aujourd'hui, l’imprimé doit donc développer ses atouts et surtout apprendre à les faire connaître.
Est-ce que ces restructurations seront suffisantes ? Les entreprises seront-elles suffisamment prêtes à proposer de nouveaux produits et de nouveaux services ?  C'est à voir… il y a encore beaucoup à faire, me semble-t -il … UN VRAI DEBAT.

Une vraie Bible pour la profession "L'avenir de l'imprimé"

D'autant que sous une économie française un peu poussive, les mutations sont profondes. La mondialisation et les nouvelles technologies changent la donne. C’est tout le sens d’un volumineux travail auquel j’ai eu la chance de participer l'année dernière. Ce document intitulé «L’avenir de l'imprimé» a été réalisé par le Sicogif. Il propose, pour la première fois dans notre pays, une étude complète de l’économie de l’imprimé, au sens le plus exhaustif. Les chiffres auxquels nous sommes arrivés comptent 43 000 entreprises, 500 000 salariés et 65 milliards de Chiffre d'Affaire.
Et ces chiffres sont probablement en dessous de la réalité. Un seul regret peut-être : si nous avions fait cette étude plus tôt, peut-être aurions-nous pu réduire la perte de valeur que le secteur a subi (-15 % environ depuis 5 ans).
 

Aujourd’hui, en tout cas, on ne pourra plus dire : je connais la valeur culturelle de l’imprimé, mais j’en ignore la valeur économique.
Il semble bien que les pouvoirs publics Européens, nationaux, régionaux, locaux en aient pressenti l’importance. En effet, ils commencent à s’y intéresser.

L’imprimé est au cœur des mutations actuelles : fabriqué par un outil industriel lourd (papeteries, imprimeries), il est un des supports de communication qui reste parmi les plus utiles à la réflexion, à la liberté de penser, et donc à la vie citoyenne. Oui, mais voilà ! Ce support de communication subit, comme les autres, les assauts d’un nouveau média : Internet.

L’étude «L’avenir de l'imprimé» a l’avantage de montrer que le média papier n’a rien à redouter de ce nouvel outil médiatique. L’impression numérique technologie née, il y a à peine 10 ans, combinée à Internet devrait permettre aux professionnels de l’imprimé de mieux mettre leur savoir-faire (qui est très pointu) au service de leurs clients.
S’ils ne le font pas, entreprises, administrations garderont ou reprendront des travaux que les possibilités du numérique rendent de plus en plus accessibles. Il y a donc urgence pour eux à intégrer dans leur imprimerie ce nouveau mode de travail qui combine services utiles et documents bien imprimés.

Cette étude, par les débats qu’elle suscite, permet aux professionnels de l’imprimé de se poser un certain nombre de bonnes questions. Je suis sûr qu’ils sauront s’en emparer et trouver les réponses adaptées au monde de demain.
 

En conclusion

DEUX TRES BONS LIVRES à vous signaler.

Michel Melot, président du conseil supérieur des bibliothèques vient d’écrire un livre d’une rare intelligence. Son titre ? «Livre» chez l’Oeil neuf. Il a réalisé ce livre avec les superbes photographies d’un jeune graphiste et informaticien, Nicolas Taffin dont les photos expriment pleinement la matérialité, et la sensualité du livre. Pour Michel Melot le livre est un espace, un lieu, un territoire, mais aussi un abri, un enracinement, ou encore un voyage, un parcours. C’est un espace stable auquel le message peut adhérer durablement. C’est un espace clos (couverture et plis) qui empêche la pensée de proliférer. Que changent l’informatique et Internet à tout cela ? Selon l’auteur, Internet, par son caractère ouvert et instable, est un véhicule plutôt qu’un territoire, un lieu de rendez-vous transitoire, pas une demeure. Il ne peut jouer le même rôle que le livre clos, stable qui fixe mieux le message. L'auteur n’est pas un nostalgique : il connaît les apports utiles d’Internet au livre. Il est très probable que le e-book plus simple, plus léger, qui nous est proposé maintenant trouvera sa place à côté du livre dans sa forme inventée, il y a 5 siècles et qui a formaté la pensée pendant tout ce temps. De nouveaux modes de pensée s’ajouteront probablement aux modes antérieurs, sans les éliminer : le monde n’en sera pas plus pauvre, bien au contraire.*

Un autre livre nommé «Papier», de Martine Paulais, chez Dessain et Tolra montre que, même en Europe, les créateurs papiers font «feu de toute pulpe». Que ce soit en décoration, parures, communication, arts plastiques, une bonne quarantaine d’artistes créent et métamorphosent les objets les plus variés (cafetière, chaussures, chapeaux, bracelets, lampes….). Ce matériau sensible permet aux formes et couleurs d’allier fragilité apparente et résistance étonnante au service d’imaginations débridées et c’est très souvent surprenant. Comme quoi on peut aussi se faire surprendre par une matière très ancienne !

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers Impression/Ecriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique, ainsi que comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente, ...).
e-mail : rotajac@noos.fr

 
 
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