Accueil Recherche | Plan Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base
NOUVELLE cerig.efpg.inpg.fr 
Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Nouvelles > 2009, année de tous les dangers ?
Révision : 19 décembre 2008
2009, année de tous les dangers ?
 
Nouvelle précédente Liste des nouvelles Nouvelle suivante

Quand Carlos Ghosn parle de 2009 comme l’"année de tous les dangers, de toutes les possibilités et des scénarios les plus fous", il fait preuve de réalisme et d’imagination. Cela peut paraître antinomique, mais cela montre à quel point lui comme nous sommes plongés dans l’inconnu. La filière graphique n’échappe pas à ces interrogations, bien entendu : est-elle préparée à des scénarios fous ? Peut-être pas, mais elle vit depuis plusieurs années les défis qui désormais ne peuvent plus être contournés.

Jacques de Rotalier (Décembre 2008)

 

Des changements dans la presse

Le changement le plus spectaculaire a été l’irruption d’Internet qui, par exemple, a bouleversé la presse quotidienne nationale par la perte spectaculaire des ressources des petites annonces et par l’obligation de revoir complètement le rôle du pôle journalistique.

La presse quotidienne régionale résiste mieux, grâce à une super connaissance du terrain, mais pour continuer à tenir son rôle, il lui faudra jouer la complémentarité terrain que peuvent fournir sites et blogs, voire TV locales.

La presse magazine et professionnelle permet de prendre un peu de recul et de ne pas courir après l’information : cet atout principal du média papier permet encore de garder qualité et valeur. On n’y prend pas assez garde tant la spirale à la baisse des coûts est encore obsessionnelle.

Des changements dans la publicité

Là aussi, si on ne veut pas se laisser piéger par le gouffre déflationniste qui guette la baisse des coûts, il faut tenir compte des nouvelles exigences de qualité des messages et du ciblage qui finiront bien par l’emporter, sinon je crains le pire…
L’exemple de la télévision est intéressant : médias massues et message massifs sont de moins en moins efficaces. La multiplication des chaînes détourne la manne publicitaire sur des chaînes à cibles plus fines. Rajouter une deuxième coupure publicitaire ne va pas rendre les films plus attractifs, donc la pub plus efficace !

L’autre média de masse, jeune celui-là, c’est Internet : il a réussi à gaspiller 90 % de sa valeur publicitaire en moins de 10 ans !
La publicité qui se cache dans les phénomènes communautaires marche un temps, puis lasse assez vite quand elle n’est pas démasquée comme détournement de l’information !
Maigre bilan !

La publicité imprimée est en baisse depuis quelque temps déjà, probablement parce qu’elle a commencé à essayer de mieux maîtriser le gaspillage un peu avant les autres.

Le géomarketing permet à la publicité non adressée de mieux cibler les populations à qui les grandes surfaces, par exemple, veulent s’adresser. C’est un mieux tout de même !

Le marketing direct imprimé permet, grâce aux logiciels clients et à l’impression numérique, de mieux allier qualité des messages et qualité des cibles. C’est un progrès !

La très grande variété des magazines permet, elle aussi, de s’adresser directement et de manière qualitative aux publics concernés. Ce n’est pas nouveau !
La crise actuelle accentue les mouvements de baisse, y compris dans l’imprimé publicitaire. Mais il est probable que, quand la crise sera passée, on aura appris à remettre de la valeur dans les messages : l’imprimé restera le média le plus qualitatif dans un monde multimédia. Qui peut en douter ?

Des changements dans le livre

Même s’il souffre aussi, le livre joue un rôle utile dans les réflexions sur les moments que l’on vit. Lui seul permet le recul de travail, comme d’imagination que l’on partage avec l’auteur et comme en plus les éditeurs numérisent désormais tous leurs livres actuels et bon nombre de leurs livres anciens, ils vont devenir éternels, apport formidable du numérique !
On va pouvoir enfin constituer la Bibliothèque Universelle, peut importe qu’on la lise sur reader ou en codex : l’avenir tranchera. L’important c’est de pouvoir lire d’une part, et de réfléchir ensuite. L’imprimé reste pour le moment, le meilleur support pour cet acte salutaire.

Des changements dans les bureaux

Les logiciels de traitement, de circulation des documents, l’impression recto/verso ont un impact non négligeable sur la meilleure utilisation de l’impression en entreprise ou dans l’administration. Cela va dans le bon sens…

Conclusion

L’imprimé est entré dans le monde de la croissance sobre…
Il est le média le plus approprié à la réflexion …
C’est un média qui conserve le carbone et utilise une ressource renouvelable, recyclable….
Tout ceci lui donne de bons atouts pour affronter les défis des années à venir…

Bonne année à tous, les crises ont toujours une fin !

Contact

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation, en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers impression-écriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique et comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente,...).

 
Nouvelle précédente Liste des nouvelles Nouvelle suivante
Nouvelle précédente Liste des nouvelles Nouvelle suivante
   Accueil | Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base   
 
Copyright © Cerig/Grenoble INP-Pagora
 
Mise en page : A. Pandolfi