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Révision : 2 mars 2015
Filières d'avenir
 
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Le 16 décembre 2014, les ministres Emmanuel Macron, Ségolène Royal, Stéphane Le Foll et Sylvia Pinel et le président de l'Association des régions de France Alain Rousset ont signé un document important pour l’avenir de notre économie nationale et indirectement, du secteur graphique. Il s’agit du Contrat de Filière Bois.

Jacques de Rotalier (Mars 2015)

 

   
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  Jacques de Rotalier
Jacques de Rotalier
     

Le Comité Stratégique de la Filière Bois est installé au cœur du Conseil National de l’Industrie. Il s’est fixé huit objectifs prioritaires. Prenons le temps de les énumérer.

1 - Mettre en place les outils de pilotage et élaborer une stratégie pour la filière.

2 - Structurer le segment industriel et le tissu entrepreneurial.

3 - Promouvoir et développer les emplois de la filière.

4 - Mettre les entreprises du bois sur la voie de la différenciation et de la compétitivité par l’innovation.

5 - Renforcer l’innovation, le marketing et le design pour mieux vendre les produits français, en France et à l’export.

   
  Signature du Contrat de Filière Bois, 2014
[CSB]
 
     

6 - Adapter l’offre de la première transformation aux besoins des marchés de la deuxième transformation.

7 - Sécuriser les approvisionnements de la première transformation.

8 - Asseoir la reconnaissance des qualités intrinsèques du matériau bois afin d’en augmenter l’utilisation.

70 millions d’euros en provenance du fonds stratégique de la forêt et du bois (BPI) sont mobilisables.

Avec 16 millions d’hectares dans l’Hexagone et 18 millions d’hectares en Outre-Mer, la France est le deuxième pays forestier d’Europe. Enfin, non seulement on commence à en prendre vraiment conscience mais aussi à agir pour mettre ce potentiel en valeur, comme le montre ce contrat.

Comme j’ai la chance d’avoir un pied dans le petit monde de la forêt privée (Landes), je peux modestement témoigner que ce contrat est le fruit d’un long travail pédagogique. Toutefois, comme dans toute pédagogie, il faut de la constance et de la ténacité pour faire bouger les choses car

  Les forestiers sont individualistes (comme les imprimeurs... et les Français, en général !).  
    Ils ont beaucoup de préjugés, entre autres contre les papetiers (comme les imprimeurs).  
  Ils n’aiment guère leur concurrent opérateur semi-public, l’ONF, même si le dialogue initié depuis une bonne dizaine d’années commence à porter des fruits.  
    Ils ont eu – et ont encore – du mal à faire reconnaître leur utilité économique, sociale et environnementale (comme les papetiers).  

Ce Contrat de Filière Bois n’est pas fermé. La preuve : il est signé par Copacel qui y voit un moyen de sécuriser ses approvisionnements en fibres vierges, mères de toutes les fibres recyclées. Il devrait aussi porter ses fruits en termes de recherches communes avec les papetiers, les cartonniers et, pourquoi pas, les imprimeurs et leurs clients agences de communication, éditeurs, etc.

Pourquoi ce qui est possible avec les forestiers ne le serait-il pas avec les filières de l’aval ? Je pense aux secteurs de la cellulose, du recyclage et de l’imprimé. Disons-le tout de suite, c’est plus compliqué. Il y a une arborescence d’intérêts, parfois contradictoires, qui rend la filière graphique plus difficile à rendre visible.

En termes de visibilité, les efforts de Culture Papier commencent à payer. Cependant, il reste encore du chemin à faire pour lutter contre les préjugés tenaces et faire admettre qu’il faudra beaucoup de place à l’avenir pour des produits fabriqués avec des matières totalement naturelles, renouvelables et recyclables, comme la cellulose.

De plus, la France compte des centres de formation d’excellence avec de jeunes étudiants qui, lorsqu’ils découvrent ce qu’est vraiment l’imprimé, sont tout aussi passionnés que leurs aînés !

Sur le plan de la recherche scientifique, notre pays dispose de pôles d’excellence mondiaux à Grenoble : le LGP2 à Grenoble INP-Pagora et le CTP. Ils ont dans leurs hottes bon nombre de produits d’avenir, à tel point qu’ils sont sollicités par des industriels du monde entier en chimie verte, biomatériaux, électronique imprimée,…

Mon rêve serait de voir en 2015 le rassemblement des acteurs de la cellulose, du recyclage et de l’imprimé se finaliser pour dégager quelques priorités partagées, à chaque étage, mais dans une maison commune !

Sur le plan politique, les députés Jacques Krabal et Serge Bardy font leur maximum pour impulser une dynamique positive et lever des freins encore nombreux à ce qui pourrait être une chance unique pour la filière graphique française, l’année même où la France organise sa conférence sur le climat (COP21, Paris, 30 novembre-11 décembre 2015).

Encore un effort et on y arrivera !

Contact

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation, en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers impression-écriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique et comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente,...).

 
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