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Révision : 11 janvier 2016
COP21
 
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L’année 2015 ne s’est pas terminée que sur des mauvaises nouvelles. De l’avis général, la COP21, préparée par la diplomatie française, a été une réussite.

Je vous propose mes réflexions personnelles après y avoir passé une journée. Rien d’objectif donc !

Jacques de Rotalier (Janvier 2016)

 

Conférence Climat

   
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  Jacques de Rotalier
Jacques de Rotalier
     

Pour arriver sur le site de la COP21 (Le Bourget), une bonne organisation avait été mise en place : services de transport en commun renforcés, accueil par un personnel nombreux et motivé, sécurité rehaussée évidemment mais finalement pas trop lourde.

Sur place, trois zones : la zone onusienne des négociations, les espaces Générations climat (acteurs de la société civile) et, au Musée de l’Air et de l'Espace, la Galerie des Solutions. 500 mètres séparaient la zone des négociations de celle de la société civile, ce qui donnait aux négociateurs la possibilité d’aller s'y plonger (!). En revanche, l’inverse n’était pas possible. La Galerie des Solutions était située plus loin, accessible par navette.

La zone Générations climat ressemblait à un forum social mondial – en mieux organisée et moins idéologique – avec des stands variés (ONG, organismes publics et privés) et de nombreux lieux d’échanges ouverts ou fermés, généralement bien remplis. Un public jeune venu de toute la planète, avec, du moins le jour où j’y étais, une présence africaine importante, signe de la proximité de l’Afrique et de l’Europe et probablement, preuve que l’influence française n’a pas complètement disparu.

Les thèmes abordés tournaient bien entendu autour de l’avenir de la planète mais avec des regards à la fois lucides et dynamiques. Un film réalisé par des journalistes français est sorti à cette occasion : "Demain" de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

 
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À partir d'expériences les plus abouties dans divers domaines (agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie...), il propose de découvrir comment des solutions intelligentes, rentables et respectueuses des ressources de la planète ont été construites. Par exemple, la circularité des solutions de la société d’enveloppes française Pocheco ; la mise en place depuis 15 ans par la ville de Copenhague d’énergies renouvelables, s’approchant progressivement du 100% ; ou encore le recyclage de tous les types de déchets organisé par la ville de San Francisco qui lui permet de vendre (pas trop cher) du compost aux agriculteurs de sa périphérie ! Bref, une vingtaine de réalisations concrètes parties souvent d’initiatives locales qui changent progressivement les mentalités et les modes de coopération. Elles montrent que l’accord de la COP21 entérine un mouvement de fond et qu’il devrait inciter à avancer plus fort et plus vite car la course de vitesse avec le dérèglement climatique n’est pas gagnée, loin de là.

Et la filière dans tout cela ?

Comme (trop) souvent, elle est restée timide face à l’évènement alors qu’elle a pourtant des arguments et des actions assez exemplaires à faire valoir. Juste un rappel : la confédération européenne des industries papetières (CEPI) est engagée depuis quatre ans maintenant dans un processus de réduction de 80% de ses émissions de carbone d'ici 2050. Et comme le mouvement est bien lancé, il ne devrait pas y avoir de retard à l’arrivée (pour ceux d’entre nous qui seront encore là !).

 
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Néanmoins, Antalis et Ricoh, partenaires officiels de la conférence, et Grenoble INP-Pagora et LGP2 ont sauvé l'honneur.

Leader européen de la distribution papetière, Antalis a fourni le papier nécessaire à l’impression de tous les documents réalisés dans le cadre de cet événement, tandis que Ricoh s'est chargée de la mise en place et de la maintenance des 190 imprimantes multifonctions destinées aux négociateurs. Sur un espace de 80 000 m2, 22 ingénieurs et techniciens, mobilisés 24 heures sur 24 durant 17 jours, ont parcouru 14 000 kilomètres pour assurer numérisation, scannage et impression de 840 000 feuilles de papier. Il paraît qu’il y avait une réelle corrélation entre les moments de négociations intenses et les impressions ! Seule une inondation dans l’espace du Secrétaire Général de l’ONU aurait pu perturber la circulation de l’information. Heureusement, cet incident nocturne n’a pas eu d’effet sur la fluidité des échanges numériques.

L'école d'ingénieurs Grenoble INP-Pagora et le laboratoire LGP2 ont participé à la Galerie des Solutions avec un stand plutôt bien situé. Cette dernière rassemblait des agences publiques et privées (ADEME, US Department of energy, etc.), des industriels (Paprec, Toyota, etc.), des sociétés de services (Bureau Veritas, Laboratoire National d’Essai, etc.). Plus de 200 conférences et présentations d’études et de solutions professionnelles d’avenir ont jalonné ces journées studieuses.

Grenoble INP-Pagora/LGP2 est à la fois école d’ingénieurs (l’une des rares présentes) et laboratoire de recherche. L’ensemble est à la pointe mondiale de la formation et de la recherche sur des solutions biosourcées à partir de la cellulose, la valorisation de la biomasse végétale (bioraffinerie) et le développement du carbone vert. Après un début de salon un peu poussif, de nombreux visiteurs professionnels internationaux ont soit pris conscience des perspectives nouvelles envisagées, soit constaté que des prototypes (batterie papier, écran papier) pourraient d’ores et déjà passer au stade semi-industriel tandis que le concept prometteur de bioraffinerie à partir de la cellulose est en voie de concrétisation sur plusieurs sites en France et en Europe. L’électronique imprimée devrait également offrir des débouchés importants, des supports fibreux sont en cours de finalisation pour répondre aux exigences nouvelles de ce secteur d’avenir. Tous ces développements vont dans le sens d’une substitution des ressources fossiles par des ressources cellulosiques abondantes et renouvelables. Les contacts établis devraient s’avérer porteurs de réalisations nouvelles et concrètes. Nicolas Hulot, qui a visité le stand, s’est montré fort intéressé et a promis de visiter l’école et le laboratoire. Pour faire court, quand il viendra à Grenoble, il ne pensera pas qu’au CEA !

Bonne année 2016 à tous et à toutes ! Il y aura du grain à moudre !

Contact

Jacques de Rotalier a passé 30 ans dans la commercialisation, en Europe et aux USA, de la quasi-totalité des papiers impression-écriture. Il intervient maintenant comme journaliste dans des revues spécialisées de la chaîne graphique et comme consultant papier (perspectives stratégiques, achat, vente,...).

 
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