Accueil     Recherche | Plan     Technique | Liens | Actualités | Formation | Emploi | Forums | Base  
TUTORIEL cerig.efpg.inpg.fr 
 
Vous êtes ici : Accueil > Formation > Tutoriels > Tests d'imprimabilité > Test d’arrachage et refus d’encre offset dus au mouillage (Reprotest IGT W32)   Révision : 23 août 2006
 
Visitez le site de l'EFPG Tests d'imprimabilité    Page précédente   
Page
précédente
   Plan du tutoriel   
Plan du
tutoriel
   Liste des tutoriels   
Liste des
tutoriels
   Page suivante   
Page
suivante
José Garrido-Yañez
(Mai 2006)

Test d’arrachage et refus d'encre offset dus au mouillage
(Reprotest IGT W32)

1- Principe

En impression offset, le double transfert eau-encre sur le papier peut entraîner de complications. Particulièrement en impression polychrome : le papier étant mouillé à plusieurs reprises, l’eau peut affecter le transfert d’encre par les modifications qu’elle provoque dans la structure superficielle du papier.
Par exemple, elle peut affaiblir les liaisons fibres/fibres ou fibres/couche à la surface, au point que des particules de papier se détachent sous l’effet du poisseux de l’encre (tack) : ce phénomène est appelé "arrachage dû au mouillage".
Une autre action de l’eau est que le papier n’accepte pas l’encre : il s’agit alors du "refus d’encre dû au mouillage".
Ces deux phénomènes peuvent se produire simultanément et il est parfois difficile de les différencier car tous deux se traduisent par l’apparition de taches blanches sur l’image imprimée.
Un troisième phénomène peut survenir : la mauvaise adhérence d’une encre sur l’encre précédente lors des surimpressions.
Outre les caractéristiques du papier à tester, les bains des mouillage (tension superficielle, pH, etc.), le type des encres (tack, viscosité, etc.) ainsi que les paramètres du procédé (vitesse et pression d’impression, charge d’encre, dureté du blanchet, etc.) interviennent fortement dans ce phénomène.
Par conséquent, lors des tests, nous garderons constants la majorité de ces paramètres pour n’en faire jouer qu’un seul et pouvoir ainsi déterminer son influence.

2- Matériel

3- Mode opératoire

Mise en place de la presse IGT

[Chiffres entre crochets : se référer au schéma+légende de la presse à épreuves IGT proposé en annexe.]

Sélectionner l’encre à tester. À l’aide d’une seringue, déposer 1 cm3 sur les rouleurs encreurs IGT et les faire tourner pour homogénéiser.
Sur l’appareil IGT :
Placer l’aiguille [14] en position vitesse constante.
Positionner le commutateur [3] en position L.
Sur l’indicateur de vitesse [2], fixer la vitesse d’impression (ex. : vitesse 1 m/s) avec la manette [5] en maintenant le bouton [6] pressé.
Sélectionner la pression d’impression (ex. 50 kg), entre la molette supérieur [12] et le cylindre d’impression [8], à l’aide de la manette [9]. La pression est indiquée en [13] lorsque la molette est appliquée avec la manette [11].
Sélectionner la pression d’impression (ex. 50 kg), entre la molette inférieur [19] et le cylindre d’impression [8], à l’aide de la manette [21]. La pression est indiquée en [22] lorsque la molette est appliquée avec la manette [20].

Test d'arrachage et refus d’encre dus au mouillage

Appliquer une fine pellicule d’eau sur la bande de papier à tester et simultanément imprimer cette dernière avec l’encre étudiée.
Monter le dispositif de mouillage en fixant le support de raclette dans l’orifice supérieur [17].
À l’aide de la manette [11], desserrer l’axe de la molette supérieure, positionner la molette Anilox à sa place [12], mettre avec précaution la raclette en contact avec la molette Anilox. Choix de la molette en fonction du volume (film) d’eau à appliquer.
Insérer une bandelette (5 X 35 mm) de ouate de coton mouillée (eau distillée ou bain de mouillage) dans l’étranglement entre la raclette et la molette Anilox. Faire tourner manuellement la molette Anilox dans le sens des aiguilles d’une montre.
Positionner l’échantillon à tester sur le cylindre d’impression [8], le fixer à l’aide des pinces [18].
Faire avancer manuellement le cylindre d’impression [8] jusqu'à la position d’impression. L’échantillon est en position lorsque la lampe témoin [15] est allumée.
Par contact (ex. 20 secondes), prélever une quantité connue d’encre sur la molette d’impression (ex. 35 mg, quantité pouvant être contrôlée par pesée).
Pour avoir la même quantité d’encre sur la molette à chaque essai, rallonger de 5 secondes le temps de contact entre celle-ci et le rouleau encreur (ex. : 25, 30, 35, 40 secondes). Après le quatrième essai, rajouter de l’encre sur le rouleau à l’aide de la seringue (ex. : 0,12 cm3).
Positionner la molette encrée à sa place [19] et la presser contre le papier à imprimer à l’aide de la manette [20].
Presser la molette Anilox contre le papier à imprimer à l’aide de la manette [11].
Lancer l’impression avec le bouton 1 en maintenant le bouton [6] pressé.
Après l’impression, récupérer l’échantillon imprimé.
Déplacer les deux molettes hors de la position d’impression.
Examiner la molette imprimante en vue des particules de papier, notez vos observations.
Positionner un nouvel échantillon à tester sur le cylindre d’impression [8] et le fixer à l’aide des pinces [18].
Faire avancer manuellement le cylindre d’impression [8] jusqu'à la position d’impression. L’échantillon est en position lorsque la lampe témoin [15] est allumée.
Sans re-encrer la molette d’impression, la tourner de sorte que le point de départ de l’impression antérieure se trouve à l’opposé du cylindre d’impression [8].
Presser la molette encrée contre le papier à imprimer à l’aide de la manette [20].
Lancer l’impression avec le bouton [1] en maintenant le bouton [6] pressé.
Après l’impression, récupérer l’échantillon imprimé.

4- Résultats

Évaluation des résultats

Test d'arrachage et refus d'encre dus au mouillage
Figure 20 - Test d'arrachage
et refus d'encre dus au mouillage

Examen qualitatif des 1re et 2e impressions

1er cas - Absence d’arrachage et de refus d’encre dus au mouillage

Absence d'arrachage et de refus d'encre dus au mouillage
Figure 21 - Absence d'arrachage
et de refus d'encre dus au mouillage

2ème cas - Refus d’encre dû au mouillage

Refus d'encre dû au mouillage
Figure 22 - Refus d'encre dû au mouillage

3ème cas - Arrachage dû au mouillage

Arrachage dû au mouillage
Figure 23 - Arrachage dû au mouillage

Examen quantitatif des 1re et 2e impressions

Après séchage des impressions, mesurez la densité optique des différentes zones (dA, dB, dC et dD).
Calculez les coefficients d’arrachage et de refus d’encre dus au mouillage en appliquant les formules suivantes :

Arrachage + refus d’encre dus au mouillage [%]
 
 
Arrachage dû au mouillage [%]
 
 
Refus d’encre dû au mouillage [%]
 

Interprétation des résultats

Valeur d’arrachage dû au mouillage 0 Refus d’encre dû au mouillage.
Valeur d’arrachage dû au mouillage > 0 Arrachage dû au mouillage.
Plus cette valeur est élevée, plus fort est l’arrachage dû au mouillage.
Valeur de refus d’encre dû au mouillage > 0 Refus d’encre dû au mouillage.
Plus cette valeur est élevée, plus fort est le refus d’encre dû au mouillage.
     
Page précédente
Page précédente
Retour au sommaire
Retour au sommaire
Page suivante
Page suivante
Accueil Technique Liens Actualités Formation Emploi Forums Base  
Copyright © CERIG/EFPG 1996-2006
   
 

Mise en page : A. Pandolfi